TANG

Reviews of « Another Thousand Days, Out of this World »
english & foreign reviews at the bottom

HARD’N’HEAVY magazine | mai 2006 – 4,5/5
Génial, hallucinant, sublime, prenant et envoûtant. La liste pourrait continuer un long moment mais je préfère m’arrêter là; je suis certain que vous aurez déjà compris qu’il vous FAUT cet album. Lorsqu’en 2002, pour une raison dont je ne me souviens plus, arrivait une démo trois titres sur mon bureau, je me retrouvais sous le charme. Longtemps que je n’avais pas écouté de tels débuts aussi prometteurs. Et le temps a donné encore mille autres raisons de “vénérer” Tang. Ce deuxième album des p’tits gars du nord est tout simplement le chefd’oeuvre de l’année, le disque qui peut vous redonner une fierté d’être français. Chose tellement rare, Tang a son univers, quelque part à la croisée des chemins du post et de l’emo, avec tout le bagage de la tradition noise de notre cher pays. Musicalement irréprochable, un titre comme “awake for a day” n’est pas loin, du tout, de vous procurer les même frissons qu’à l’écoute de “Red Medicine” de Fugazi.  >Vincent Duke

BOKSON www.bokson.net  01 mai 2006
Tang n’est pas de ces groupes omni présents sur les routes de France mais, en quelques sorties discographiques, s’est construit une solide réputation au point d’être aujourd’hui considéré comme un des groupes les plus prometteurs de l’hexagone. Tang évolue dans les sphères noise et émo originelle, deux genres subtilement réunis pour dégager une importante dose d’émotion, chose évidente à l’écoute de leur précédent « This Quietness Booms About On The Walls Like Birds In Panic » unanimement salué. Depuis, un guitariste en a remplacé un autre, et le groupe bénéficie d’un soutien de structures l’ouvrant sur des moyens plus importants. Une aubaine pour ces lillois aux semelles bien solides qui peuvent alors se lancer dans l’enregistrement d’un nouvel album qu’ils iront mixer en Suède, au studio Tonteknik à Uméa (Refused, The Hives…) plus précisément, sous la houlette de Magnus Lindberg (Cult Of Luna).
« Another Thousand Days, Out Of This World » est un grand disque. N’ayons pas peur de le dire. Bluffant même! En l’espace de dix titres, le quatuor étale toute sa maîtrise, son sens de la composition, sa source émotionnelle, le tout mêlée à une énergie incontestable savamment ponctuée par quelques breaks bien sentis permettant de faire respirer l’album. L’émo de Tang est tendu, atmosphérique, mélancolique, envoie planer l’auditeur au-dessus des eaux déjà empruntées auparavant par des formations telles que Engine Down et At The Drive In sans jamais faire pâle figure. Ce nouvel opus s’avale d’un trait tant il jouit d’une cohérence et d’une consistance à toute épreuve. De l’élastique « Shadows Of The Fearsome Things » d’ouverture au bouquet final « Loma », en passant par les superbes « Our Childish Behaviours », « Word Necklace », « Waiting For The Dragon Lady », ou « Ripples Of a Forgotten Radio Songs » pour ne pas tous les citer, l’aventurier qui aura le bon goût de se mettre ce disque entre les oreilles passera par toutes les couleurs, frissonnera à tout va, pour se retrouver punaisé au mur de sa piaule comme un vulgaire poster, le sourire aux lèvres, les yeux habités, une perle au front si ce n’est pas la larme à l’oeil.
Tang tape très fort, à un niveau qu’on ne faisait que secrètement espérer. « Another Thousand Days, Out Of This Word » assène une bonne gifle à ceux pensant encore que la scène française pouvait être à la traîne. Peu importe, il ne tient plus qu’à vous de vous y jeter, de prendre ce que Tang a à vous offrir. Libre à vous de lui rendre. Voilà assurément un de nos albums de l’année, un cocktail pétillant de vitamines qui, arrivé à maturité, laisse se dégager un goût de bonheur. L’orage est passé, et dans nos têtes squatte un merveilleux arc-en-ciel…   > Matthieu

ROCK SOUND magazine Numéro #116 – Septembre 2003  4,5/5
« La scene emo hardcore dont fait partie TANG est peu développée en France. Et on ne peut que regretter après avoir écouté another…, leur second album. Plus qu’un collage de chansons chargées de rage et d’émotion, tang nous propose un voyage au long cours au coeur du rock, jusque sur la pochette signée Mush (qotsa, furyfest). Au fil de l’album on passe du drapeau vert : mer calme à peu agitée avec Our Childish Behaviours, au drapeau rouge et mer dechainée avec Word Necklace ! On ne sort pas indemne de cette traversée. Nos oreilles bourdonnent encore, notre cortex est marqué au fer rouge. TANG a dépassé ses influences premieres et joue maintenant dans la cour des grands. Puissant ! » > FD

Punk Rawk magazine #31 Avril Mai Juin 2006
Le TANG était cette boisson au gout d’orange de notre enfance. Celui là est de lille et se situe très loin des pubs ensoleillées du soda. Bien au contraire, il offre un voyage intérieur, une introspection au plus profond de l’être. Après un premier album remarqué, TANG signe un second disque à fleur de peau où les émotions n’ont aucune retenue. Another thousand … prend aux tripes et touche en plein coeur. Dix titres mixés par le suedois Magnus Lindberg (cult of luna) jouant sur l’alternance de climats entre post hardcore et emo, acalmies et violence. Une réussite. > Olivier Portnoi

ROCK ONE magazine   Numéro #20 – Avril 2006    9/10
Malgrès un titre à rallonge, le premier disque des lillois, « This quietness booms about on the walls like birds in panic » ne nous avait pas laissé de marbre. Le second fera le même effet, distillant subtillement ses influences noisy, post hardcore (« Awake for days » et son final magnifique) et émo, vous prenant la tête pour ne plus la lacher. Mixé par Magnus Lindberg (cult of luna), la prod est, quand à elle, tonitruante. Toujours à fleur de peau, si brute et si doux à la fois, la musique nous fait penser à un Envy plus rock, à un Thursday plus post rock, pour les grosses pointures, à Amanda Woodward et The Third Memory pour les collègues made in france. On se prend alors à réver que cette scène française recolte tout le succès auquel il a droit.  > Felix Lejeune

ROCK AND FOLK magazine   Numéro #470 – octobre 2006   Rubrique QUALITE FRANCE
En neuf ans d’existence, le quatuor lillois TANG a suivi une trajectoire qui l’a conduit du rock au post rock. Son second album joue beaucoup sur les variations de climats, quitte à en abuser. Phases d’apaisement et d’embrasement se succèdent alternant calme provisoire et chaos, retrouvant des accents noise et surtout les bases memes de l’emocore et de sa recherche toute en convulsions. Mais il manque pour le neophyte quelques mélodies évidentes qui rendraient l’approche plus aisée..   > H.M.

BATTERIE magazine  septembre 2006
Tang ne donne pas dans le jus d’orange en poudre, même si son émo-rock est gorgé de vitamines et d’énergies. Le groupe Lillois, musicalemnt à deux pas d’Amanda Woodward, de Mogwai et et d’At The Drive-in, présente un deuxième opus riche et consistant, nous livre ses émotions crues sans aucune retenue. La production de Magnus Lindberg (Refused, The Hives, Poison The Well), parvient à saisr l’univers de Tang et lui donne enfin l’envergure d’un grand groupe européen. A voir d’urgence sur scène!

FERAROCK www.ferarock.com
Deuxième album du groupe Lillois Tang, “Another thousand days ..” confirme tout le bien que l’on pense de ce groupe. Aux confluents de la noise, du post rock et de l’émo, Tang distille une musique intelligente, arachnéenne, tant la toile qui est ici tissée vous colle aux tympans pour y séjourner longtemps, longtemps. 10 titres non comprimés par la contrainte du « temps commercial », ce qui permet à chacun d’entre eux de s’étirer et de s’exprimer, aux instruments de s’imbriquer sournoisement dans les compositions, à la voix de déchirer les complaintes en s’insérant dans les espaces laissés libres. Une musique émotionnelle qui ne peut vous laisser de marbre. Envoûtant. Pour cet album, Tang s’est offert les services de Magnus Lindberg au mixage ( The Hives, Poison the Well, Refused…), et c’est un gage de qualité supplémentaire s’il en faut !

LONGUEUR D’ONDES magazine http://www.longueurdondes.com/   22 06 2006
Leur nom évoque une chaîne de magasins asiatiques bien connue sur Paris. Ou, pour les enfants de la chance qui ont connu les transes des années 80, une boisson en poudre aux arômes de fruits mortellement chimiques. Seulement voilà, Tang, ce serait plutôt le genre de rock fort, affiné façon hardcore, qui débouche les artères. Un truc d’une violence incroyable, avec des murs de guitares ultra saturées, une batterie gentiment bastonnée (à la manière de Rage Against The Machine) et un chant en anglais qui ne fait pas dans la broderie. Au point que l’on pourrait se méprendre et croire qu »Another thousand days, out of this world », le deuxième album de cette bande de Lillois énervés, est la dernière invention de feu At The Drive-In, ces Américains qui resteront à jamais le « futur du rock »… Paix à leur âme.  > Bastien Brun

La VOIX DU NORD  vendredi 29 juin 2006
Attention, Bombe ! Avec ce second album, les lillois de TANG confirment tout le bien qu’on pensait d’eux. Et meme mieux. Cet Another… est une extraordinaire réussite. De l’avis de beaucoup -et je le partage- c’est même le disque de l’année au rayon noise et émocore. Leurs dix titres vous feront passer par tous les états émotionnels. Xavier Damarey, Bastien Gournay, Sebastien Caplier et Maxime Hedouin ont de l’or dans les mains. Ce CD est une chef d’oeuvre !  > Y.SEG.

SUR LES RAILS #52 (musiques en midi pyrénées www.magazineslr.com)  MAI 2006
« Encore un groupe à la sauce Emo me direz vous, et bien oui mais pas seulement. Car là ou beaucoup se contenteraient d’une tension contenue et continue, TANG savent trouver la note qui fait mal, à la limite de la rupture, qui renverse l’ame au plus profond, et s’acharnent à le faire bien. Pour cela, ils ont le talent et une execution sans faille, et des armes convaincantes, made in sweden, Magnus Lindberg aux manettes du Tonteknik Studio. En dignes héritiers de Refused et Cult Of Luna, c’estintense, c’est fort et ça ne laisse pas indifferent » > Stef Vanstaen

ROCK SOUND magazine  Avril 2006   TANG « l’emo pour le dire »
« Après un premier huit titres remarqué il y a deux ans, les lillois de Tang poursuivent leur descente aux enfers avec un deuxième album, qui fera date. Another thousand days, out of this world est un voyage dont on ne sort pas indemne. Mixé par Magnus Lindberg (Cult of Luna) aux studios Tonteknik d’Umea en Suède (ceux qui ont vu Refused, Breach, TheHives), ce 10 titres fascine par sa violence émotionnelle à fleur de peau proche d’un Yage, Plane Mistaken for Stars ou d’un Reiziger. »

VISUAL MUSIC webzine http://www.visual-music.org   mai 2006 – 4,5/5
Après un premier album « This Quietness Booms About On The Walls Like Birds In Panic » au titre aussi long que la liste des critiques positives dans la presse spécialisée, Tang se devait de faire aussi bien si ce n’est mieux s’il voulait faire une nouvelle fois l’unanimité. Pour cela, le groupe a mis toutes les chances de son côté : après une session d’enregistrement au studio Feeling à Tourcoing avec David Beckandt, il s’est offert un voyage au pays d’Ace Of Base pour squatter le studio Tonteknik à Umea, celui qui a accueilli par le passé Refused, Poison The Well, The Hives, et passer quelques bons moments aux côtés de Magnus Lindberg (Cult Of Luna) responsable du mixage. Le résultat : « Another Thousand Days, Out Of This World », un album qui, sans aucun doute, ravira ceux pour qui ces milles jours d’absence loin de ce monde ont semblé long, très long….
Car, oui cet album est bon et ce pour trois raisons très simples.
Le travail accompli par nos deux amis du Nord, l’un de la France, l’autre de l’Europe est tout à fait remarquable. Loin de moi l’idée de critiquer celui de Stéphane Buriez sur le précédent opus qui reste de bonne facture mais les deux « nordistes » ont été plus à même de répondre aux attentes du groupe, de lui donner une production plus adéquate à ce style de musique. Tout au long des 10 titres (40 min. environ) on jubile donc à l’idée que Tang a enfin le son qui lui est dû et pour cela, on ne peut que les féliciter d’avoir fait ce choix si judicieux. Plus organiques, moins froides, les guitares se font plus tranchantes, la basse plus présente mais plus douce et la batterie plus percutante.
Même si Tang utilise la même recette, celle d’un mélange savoureux d’emocore, de post-hxc et de noise à l’image de « Waiting For The Dragon Lady », un titre de plus de 6 min. qui nous fait voguer entre ces diverses influences, il faut avouer que les compositions ont gagné en maturité. Plus aérées, plus réfléchies, elles vont directement à l’essentiel et remplissent à merveille leur objectif, celui de nous émouvoir. Car, l’émotion est ici encore plus présente que sur This Quietness (…) Comme sur ce « Our Childish Behaviours » dont la session rythmique parfaite emmenée par des guitares plaintives nous enlève dans un tourbillon sonore que seul un break vient interrompre pour mieux nous entraîner dans une chute dont on ne sait voir la fin. On reste là, le regard hagard comme si l’on venait de comprendre que ce que l’on a perdu ne reviendra pas. Oui, la musique de Tang est une musique qui vous pousse à l’introspection. Mais il n’y a pas que votre esprit qui est pris à parti, votre corps aussi avec « World Necklace » dont le battement accéléré rappellant celui de votre pouls est brisé par un mur de guitares rageuses ou comme sur « Ripples Of A Forgotten Radio » où l’ombre d’un Yage n’est pas loin. « Another Thousand Days » (…) vous plonge dans un univers torturé où la mélancolie n’a pour seule amie que la fureur à peine contenue, où le cri et le piano (« The Highest Branch ») n’est pas un contraste mais une normalité. « Loma » finit de nous achever en nous noyant dans un torrent d’émotions.
Vous faut-il vraiment une troisième raison pour vous lancer à l’écoute de cet opus ?
1000 jours ont passé et Tang revient en forme. Loin d’avoir bu la tasse, le groupe nous livre là un album aux ambitions clairement affichées, celles de nous amener vers « un nouveau monde d’intensité, d’émotions et de passion ». C’est réussi ! Un vrai petit joyau d’emo(lu)tion !
A écouter : Our Childish Behaviours, Waiting For The Dragon Lady, Ripples Of A Forgotten Radio Song, The Highest Branch, Rats On Oksti, Loma > GlaceJoe

Obskure webzine http://www.obskure.com   mai 2006 – 86/100
Les émotions développées par Tang sur le premier album « This Quietness Booms About On The Walls Like Birds In Panic » se trouvent aujourd’hui décuplées par la deuxième salve d’émo-core tendance noisy que nous servent les lillois. Et ce n’est pas une mince affaire car la barre avait été placée très haut.
D’émotions il n’est que question durant “Another Thousand Days, Out Of This World”, tirer sur la corde jusqu’à la faire presque craquer, accentuer une mélancolie tangible à coups de guitares brûlantes et radicales et égrenée par une batterie sèche et percutante, véritable rythme cardiaque suivant les montées d’intensité de chaque titre. Le temps n’est pas une contrainte, il disparaît au profit d’ambiances qui prennent leur place et s’imposent (« Waiting for the Dragon Lady » et son final superbe), les titres à géométrie variable cherchent en permanence à amplifier les secousses au détour de breaks, visant toujours le frisson sombre, Tang fait monter les climax électrifiés comme d’autres groupes post-rock qui connaissent les ficelles, à l’instar du captivant instrumental « Awake for Days ».
Et c’est de cette noirceur environnante que percent les vocaux écorchés et survoltés, comme pour mieux déchirer la finesse des structures rythmiques du sublime « The Highest Branch », une ambivalence permanente entre la profondeur réelle des arrangements et le choc frontal des textes crachés à la figure.
“Another Thousand Days, Out Of This World” est tout simplement un disque intense à la tristesse sauvage, jamais mièvre et en permanence sur le fil. C’est de cette situation périlleuse que naissent les grands moments, lorsqu’elle est contrôlée. Tang ne la contrôle pas simplement, il la maîtrise de bout en bout. Et le résultat en est superbe. A découvrir d’urgence.  >  Niko

Core and co webzine http://coreandco.free.fr   mai 2006 – 8,5/10
Les TANG reviennent en trombe avec ce deuxième album, après un premier (« This Quietness Booms About On The Walls like birds in panic ») sorti en 2003 et plutôt bien accueilli par la presse spécialisée. De nouveau sur EMOLUTION records, mixé par Magnus Lindberg (Cult OF luna), tout est réuni pour nous faire envie d’écouter tout ça.
Alors on y va, inutile d’attendre plus longtemps, le cd est inseré dans ma platine et le son mis à un niveau assez correct (c’est a à dire plutôt fort !). Bon, rien à dire, dès les premières notes, on s’aperçoit que le son est énorme. La musique, quant à elle, revient là où le premier opus l’avait laissée : un mélange subtil d’émo, screamo, et post harcore. Il est amusant même d’entendre certains relents rock, comme sur « Our childish Behaviours » où un passage me fait énormément penser au groupe AND YOU WILL KNOW US BY THE TRAIL OF DEAD. Et c’est encore plus amusant lorsque l’on sait que ce groupe est admiré par Magnus LINDBERG (Celui qui a mixé ce disque, pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris !). Bon, cette anecdote mise à part, on peut dire que le groupe aime les variations, et comme le dit leur bio, « Le calme. L’orage. Le calme après l’orage ». Un titre comme « Awake for days » n’a même pas besoin de paroles pour vous balancer ces émotions à la figure, et vous transporte tout au long de ses 5 minutes.
Certains titres rappellent ENVY, comme les envolées de « Rats on Oksti » suivies par les passages calmes avec grattes en arpège. Mais que l’on ne s’y méprenne pas, difficile d’associer un groupe particulier avec la musique des TANG, même s’il est vrai qu’en ce moment ce style est porteur pour pas mal de formations. le dernier titre (« Loma ») cloture l’album par une énorme énergie qui détruit tout sur son passage, et un riff de gratte annonçant la fin au plus grand désespoir de l’auditeur, l’obligeant à relancer le CD instantanément.
Ce « Another thousand days out of this world » augure de très bonnes choses pour les TANG, avec des compos énormes, tout comme la production. Reste à les voir en live : ça tombe bien, ils prévoient une grosse tournée française en octobre/novembre de cette année 2006. Si vous ne connaissez encore rien du groupe, et que vous êtes fan de post-HxC, je vous conseille fortement ce disque. > Pidji

Punk Fiction http://punkfiction.propagande.org/  mai 2006 – 16/20
Contexte : Fort d’un premier album en 2003, intitulé This Quietness Booms About On The Walls Like Birds In Panic, qui leur avait fait connaître un certain succès, les nordistes de Tang sont à nouveau sur le sentier de l’amère avec Another Thousand Days, Out Of This World. Trois ans ont passé depuis leur premier effort (d’où le titre : 1000 jours = 3 ans) et ce qui frappe tout de suite, c’est qu’ils ont durci leurs compositions de manière significative. Place à l’émotion, aux vocaux hurlés, aux arpèges de guitares et à aux ambiances sombres, le tout sous la houlette du producteur suédois Magnus Lindberg (Cult Of Luna).
Chronique : Rien qu’ en un coup d’œil sur la pochette, on sait que Tang a passé un cap. Dans les tons noirs et dorés, elle représente un dessin symétrique composé de nuages, de fleurs, de nymphes et d’une ancre. En bas, le nom du groupe se détache en lettres blanches. L’artwork est signé Mush qui a déjà collaboré avec Queen Of The Stone Age et le Fury Fest. Le ton est donné : Tang s’est donné les moyens de quitter le monde de l’amateurisme pour travailler de façon professionnelle.
Au niveau musical, on retrouve un groupe qui navigue entre la Noise, l’Emocore ou le Rock’n’roll. Des compos exécutées de façon très intense : accords plaqués sous l’effet de convulsions, paroles hurlées et batterie très présente tout au long des morceaux dans un déluge sonore comme sur « Waiting For The Dragon Lady ». Parfois des cordes et des notes de piano viennent adoucir le tout ( « The Highest Branch »), comme pour apaiser un peu les choses.
En tout cas, Tang a gagné en violence et ne sonne plus aussi Post Rock qu’auparavant. Quelque part entre Neurosis et Engine Down, le groupe a su développer un son particulier. Il faut dire que cet album bénéficie d’une production massive qui sert magnifiquement son univers musical.
Si l’ancre sur la pochette doit symboliser quelque chose, c’est bien celui du voyage en mer. A l’image de celui-ci, tout peut être calme et l’instant d’après on est surpris par une tempête de riffs et de hurlements. Jamais à l’abri d’une explosion d’agressivité soudaine, l’auditeur voyage dans l’univers de Tang entre poésie, images sombres évoquées par leur musique envoûtante et émotions diverses.
Pari gagné pour Tang : les lillois ont su se professionnaliser tout en empruntant un chemin musical chaotique éloigné de toutes facilités commerciales. > Forthecause

Sans Tambours Ni Trompettes http:/www.stnt.com    mai 2006
Après un premier album fort remarqué dans nos contrées, les Lillois remettent le couvert. Ce second opus bénéficie d’une production très réussie avec un son puissant et chaleureux à la fois, qui colle parfaitement au sujet. Ce n’est pas toujours le cas des productions françaises je tenais donc à le noter ! Pour ce qui est de l’inspiration et des morceaux, Tang va encore puiser dans ses réserves afin de porter encore plus loin leur post hardcore émotionnel qui sur le précédent album avait déjà dépassé le cap du jeu sous influence. Sur « another thousand days out of this world » le quatuor délivre une musique intense, maîtrisée, qui sait si bien où elle va qu’elle peine jamais à convaincre et voir même plus. Ces dix titres variés donnent un album homogène et percutant qui prend sa source autant dans le genre émo hardcore mid’90 (Reiziger, Forstella Ford, At The Drive In etc.) que la noise, et c’est tout particulièrement vrai sur le très Condense « our childish behaviours ». A l’instar de Lack, Children Of Fall, ou de Standstill, Tang ne cède pas aux screamo de bazar et autres emo métal FM du moment ?? Les Lillois ne trichent pas, préfèrent rester sur leurs bases musicales, quitte à creuser plus longtemps, afin de continuer à chercher, trouver et saisir cet
te énergie non superficielle qui les anime depuis leurs débuts… et qui au bout du compte fait toute la différence. Excellent !  >  Greg

The hardcore source http:/www.hardcore-source.com  mai 2006 – 19/20
Après l’excellent « This Quietness Booms On a Wall like Birds In panic » acclamé tout le monde, revoici les lillois avec un nouvel album qui risque encore une fois de faire pas mal d’émules dans notre petit pays. Qui aurait cru qu’après « This Quietness… » Tang aurait pu faire mieux? et bien pourtant tout dans ce « Another Thousand Days, Out Of This World » est mieux que sur le précédent cd, c’est pour dire. Un changement de line-up avec le départ d’Ismael et l’arrivée de Sebastien (anciennement guitariste de Klang). 10 titres; 40 minutes d’un style que je ne saurais qualifier, vascillant entre un émo intense à la Yage, Lack, un emo plus contemporain à la Thursday et un post hardcore à la Cult Of Luna (d’ailleurs le son est signé Magnus Lindberg donc inutile de dire que la production est largement à la hauteur). La voix est moins présente, le groupe a décidé de laisser une place plus importante à la musique, ce qui donne des longues plages planantes, envoutantes, intenses mais vraiment loin d’être molle ou chiante. On est prit sous le charme de Tang dès les premières notes car le groupe garde un aspect énergique avec une batterie bien travaillée et de l’autre côté sait se faire plus plant. Notons également le très bon travail effectué au niveau basse/batterie qui donne un aspet très interessant aux titres; et la basse rien qu’à elle seule donne toute une ampleur aux titres. Tang a réellement gagner en puissance, en personnalité et en efficacité. Bref que dire si ce n’est que ce Another Thousand Days, Out of This World est le meilleur album du genre sorti cette année en France. Mon coup de coeur, et ca vaut bien un bon 19/20 🙂   >  clem

METALORGIE http:/www.metalorgie.com/punk   mai 2006
Après un premier album convaincant et contenant, il faut avouer, quelques perles emo hardcore, les lillois de Tang continuent à creuser au sein de leur univers tempétueux et émotionnel qu’ils habitent chaque jour de mieux en mieux. Cette fois ci le groupe s’est offert les services de Magnus Lindberg (Cult of Luna) au célèbre Tontenik Studio en Suède (Refused,The Hives …) pour la production de ce nouvel album. Il en ressort un son d’excellente facture tant au niveau de la puissance que de la qualité permettant à Tang d’exprimer au mieux son potentiel et aux auditeurs de profiter pleinement de la densité musicale des compositions.
Quand la fièvre inde / post-rock gagne de nombreuses formations, Tang ne se laisse pas atteindre et ne change pas son fusil d’épaule. En effet Another thousand days, out of this world creuse encore un peu plus profond le sillon déjà bien entamé par le groupe. Tang, malgré l’arrivée d’un nouveau guitariste (Sebastien de Klang !!!), poursuit sur la même lancée tout en évitant le piège de la redite. Tout en restant toujours très personnel, leur emo rock noisy et tendu se révèle cette fois ci bien plus homogène. Durant les premières écoutes, aucun morceau ne parvient vraiment à se détacher, pourtant aucun n’a de mal à convaincre. Loin de quelconques influences, Tang est parvenu a affirmer son identité à travers des notes abrasives et mélodiques composant des mélodies tendues, souvent tirés vers les cimes de l’intensité et vers des apogées émotionnelles. Dans le style, l’excellent et passionné « Our childhish Behaviours » et son chant tout en décalage a de quoi prendre à la gorge.
Tang évite à l’aise grandiloquence et mièvrerie sur l’ensemble des 10 titres en s’appuyant sur l’aspect percutant et rentre dedans de l’emocore. Les vocalises toujours aussi directes, parlées / chantées / jetées, apportent un réel dynamisme, surtout lorsqu’elles jouxtent la batterie à l’image de « Ripples of a forgotten radio song ».
Another thousand days, out of this world est ce qu’on pourrait appeler l’album de la maturité chez Tang. Il met en exergue une certaine profondeur musicale et une recherche d’aboutissement tout au long des ses 40 minutes. Ceux n’ayant pas été touché par This quietness booms about on the walls… ne devrait pas trouver davantage d’intérêt au groupe, les autres ne seront que plus convaincu de l’effort de Tang.  > Senti

PRESTO ! http://www.presto-presse.fr   Juin 2006
TANG revient en force avec Another Thousand Days, Out Of This Word. Le second opus de ces quatre l&Mac195; est la preuve, s’il en était besoin, qu’ils sont un groupe sur lequel on peut compter. Ce n’est d’ailleurs pas chez Emolution records, leur label, qu’on dira le contraire ! L’impact de This Quietness Booms About on the Walls Like Birds in Panic avait d’ores et dèjà placé TANG parmi les plus intèressants des groupes français oscillant entre émo et post hardcore.
Aussi, il est vrai que l’on attendait avec impatience, mais aussi avec quelques craintes ce nouvel album tant la barre avait été placée haut. Another Thousand Days… fut produit sous la houlette de Magnus Lindberg (Cult of Luna) et mixé au studio Tonteknik en Suède (qui vit passer Refused, The Hives…). Les 10 titres de l’album sont d’autant plus étonnants que l’on passe de petits hits absolument imparables ”Word Necklace”, ”Our Childish Behaviours” (NDLR : dèjà présent sur la compil’ 100% PRESTO!, merci à eux !), a des compos nettement plus expérimentales, ”The Highest Branch” et son piano ou ”Waiting for the Dragon Lady” avec son intro doorsienne en diable. Ce qui marque le plus sur ce disque, c’est, incontestablement, le travail effectué sur un chant qui s’ouvre, s’affirme et claque. TANG a bel est bien trouvé sa place dans la jeunesse sonique française aux côtés d’Amanda Woodward, d’Exsonvaldes, d’Elevate Newton’s Theory et de Don’t Look Back. Et c’est tant mieux • > Frash

LILLE METROPOLE INFOS http://www.lillemetropole.fr Juin 2006
Après This quietness booms about on the walls like birds in panic en 2003, TANG sort son deuxieme album. Another thousand days, out of this world compile 10 chansons dont Our Childish Behaviours, Waiting for the dragon lady ou Silentforget. TANG s’inscrit dans le courant emocore, comprenez emotional hardcore, un mélange de hardcore et de musique plus douce, dite néo-romantique. Cet opus de qulité est un concentré de brutalité, d’intensité et d’émotion, avec des extraits planants.

POSITIVE RAGE http://www.positiverage.com   Juin 2006
Après un premier album remarqué et un changement de line-up, les Lillois reviennent donc au devant de la scène. Et si, en concert, les gars m’avaient un peu déçu par un manque de charisme et une redondance des mélodies, on peut dire qu’avec ce disque, le quatuor semblent me prendre à revers. On voit déjà que le groupe (ou le label) n’a pas lésiné sur les moyens : un deuxième album enregistré à Uméa (Suède) par Magnus Lindberg (cult of luna), une pochette réalisée par Mush (qui a aussi collaboré avec Queens of the Stone Age), et un dossier de presse (duquel sont tirés tous ces arguments marketing) particulièrement tapageur. Le moins que l’on puisse dire est que Tang veut passer à la vitesse supérieure. Heureusement, les nouveaux morceaux du groupe semblent à la hauteur de leurs ambitions. Car c’est bien là le sujet principal, et cet album nous livre une musique d’une intensité rare, que le son rend particulièrement efficace. Le post-hardcore noisy du groupe prend une nouvelle dimension avec une agressivité réelle dans les parties énervés et de belles envolées dans les parties émotionnelles. Les amateurs du genre risquent d’y retrouver tout ce qui a fait la force de leurs prédécesseurs : émotions, intensité et touti quanti ! Ensuite, pour ce qui reste un avis totalement personnel (et sans doute à contre-courant), je regrette un manque de chaleur et d’humanité qui semble à mes yeux indissociable d’une musique aussi émotionnelle. Ici, le son (réussi) est froid, l’approche moderne (comme pour Cult of Luna), les angles coupants, et ce qui sera sans aucun doute une qualité pour certains, manque pour moi d’odeurs (et parfois d’ouverture)… Mais peu importe, en acceptant les limites cadrés du style, le groupe maîtrise idéalement ses choix et nous pond là un album dont il peut être fier.  > [mg]

VIOLENT SOLUTIONS http://www.vs-webzine.com  Juin 2006 – 18/20
Après un premier album sorti aussi chez Emolution en 2003, les Lillois de TANG sont de retour avec un nouvel album qui cette fois-ci n’a pas été enregistré par Stéphane Buriez mais par Magnus Lindberg (CULT OF LUNA) en Suède au Tontenik Studio.
TANG fait partie de ces groupes rares qui expriment des émotions d’une rare intensité dans un style post Hardcore tirant sur l’émo. Le son de l’album est excellent, les chants (hé oui un guitariste chanteur et un batteur chanteur) sont extraordinaires et les morceaux s’enchaînent comme une lettre à la poste me laissant un goût de « remet-le pour voir ».
On sent bien l’influence de la scene post rock des 90’s comme BLONDE REDHEAD pour « Waiting For The Dragon Lady », ou même MOGWAI pour les plans murs de guitares sur « The Highest Branch » et « Our Childish Behavious » en passant par DRIVE LIKE JEHU pour cette dernière. Le jeu de batterie riche en toms qui appuis le chant et les mélodies à la façon UNWOUND surtout sur « Awake For Days » seul morceau instrumental de l’album. Sans oublier des morceaux de pur emo comme « Ripples Of A Forgotten Radio Song » alternant les passages clairs et les passages explosifs syncopés ou même l’enchaînement de « Silentforget » avec « Rats On Otski » et sa ligne de basse fantastique.
Pour finir, je trouve que c’est un très très bon disque, qui plaira énormément aux fans des groupes que j’ai cité précédemment mais aussi aux « metalleux » qui cherchent d’autres émotions musicales…. >  [petit maxime]

W-FENEC http://www.w-fenec.org
Quelle progression ! Même en imaginant le meilleur pour Tang, il était difficile de les voir atteindre un tel niveau de perfection aussi rapidement… La production est impeccable (le mixage est d’une finesse toute nordique, merci Magnus Lindberg (Cult Of Luna)), l’artwork est tout simplement somptueux (il est signé Mush qui a, entre autres, bossé pour QOTSA) et les compositions sont carrément sublimissimes. This quietness booms about on the walls like birds in panic avait déjà fait forte impression, mais avec Another thousand days, out of this world, Tang s’impose comme le fleuron de l’émo made in France et qui pourrait sans problème s’imposer à l’étranger car en anglais…
Sur ce nouvel album, le chant est moins « braillé » donc plus accessible et bien plus percutant (« Our childish behaviours »), les guitares sont limpides quand elles sont claires (le terrifiant final de « Waiting for the dragon lady »), destructrices quand elles s’alourdissent (« Rats on Oksti »), écouter les lignes de basse est un plaisir absolu (« Awake for days »), la batterie s’amuse des rythmes au millimètre (« Word necklace »), impossible de trouver une faille face à ce rouleau compresseur de tortures guitaristico-mentales. Les esprits chagrins s’autoriseront à penser que Tang reproduit assez souvent les mêmes schémas pour nous faire atteindre leur nirvana, ainsi les montées instrumentales de « Waiting for the dragon lady », « Awake for days », « Rats on Oksti » qui se rapprochent d’un post-rock / post-HxC option sludge (Isis, Cult Of Luna, Neurosis…) ou les murmures/attaques vocaux/vocales font toujours mouches, la recette fonctionne, elle est usée jusque la corde mais avec quel brio ! Si c’était si simple, bon nombre de groupes nous procureraient de telles sensations, or sans être totalement esseulé sur cette scène, Tang semble être passé largement au-dessus du lot.
Ca fait un petit bout de temps que les nordistes sont dans notre colimateur, s’ils ne sont pas dans le tien après la démonstration Another thousand days, out of this world, ils ne le seront jamais.  >  Oli

SHOOT ME AGAIN http://www.shootmeagain.com
Avec « The Quietness Booms… » (déjà sur Emolution Records) les lillois de TANG s’étaient faits remarquer. L’attente pour « Another Thousand Days Out Of This World » fut longue. L’impatience à l’annonce (enfin !) de la sortie de l’album grandissait à l’approche de la date fatidique au point d’en devenir insupportable. TANG a quelque peu délaissé son côté sombre et obscure pour mettre en évidence encore un peu plus ses émotions mélancoliques. Le chant s’est éclairci, il est moins crié et il assure encore plus d’impacts face aux guitares qui elles aussi se sont éclaircies. On ne peut s’empêcher de repenser à Reiziger et à ces grands moments vibrants que le groupe belge avait pu procurer lorsqu’on écoute de « Another Thousand Days Out Of This World ». Et ce même si Tang joue de manière plus énergique. Pour cet album, les français ont travaillé avec le suédois Magnus Lindberg, et TANG partage justement cette maîtrise des ambiances qui vont crescendo avec Cult Of Luna. On s’attendait à du bon, c’est sûr, suite au premier album. TANG a réussi à surprendre en évitant de s’enfermer dans les bases que les musiciens avaient jetées déjà avec beaucoup de talents pour « The Quietness Booms… ». Avec « Another Thousand Days Out Of This World », Tang brille littéralement de mille feux, tant par sa maîtrise musicale que technique et artistique. Une pochette tout en sobriété, un son impeccable qui sert aussi bien le style, les ambiances et les subtilités que la musique et son énergie. La maturité, le talent, la beauté et mes plus vives recommandations pour cet album sont au rendez-vous. >Fred

PUNK IS FOR DUMMIES http://www.invadedbypink.com
« Qui a dit que le Nord de la France ne regorgé pas de groupe talentueux ? Et bien je crois bien que de mauvaise langue l’ont déjà annoncé mais je vous prouve le contraire avec ce groupe qui écume la scène depuis pas mal d’années mais qui n’a pas pris une ride….
‘’Another thousand days, out of this world’’ le nouvel album de ‘’Tang’’ montre une nette progression dans les titres, une maturité qui est venu au fil du temps et qui est bien apprécié a l’écoute de cette galette.
Emotions, passion, intensité sont les maîtres mots qui offrent une production enivrante, un chant plus claire qui permettent une écoute plus agréable (Word Necklace), des guitares aux riffs bien pensé (Awake for Days), une basse lourde (Rats on Oksti) qui accompagne parfaitement cette batterie toujours ultra présente.
Entre un post/rock, rajoutant une touche de screamo, et une pincée d’emo, les lillois de ‘’Tang’’ montre toutes l’énergie en dix titres de plusieurs années d’existence. Quarante minutes d’un univers grandiose, mais cela durèrent encore longtemps ? « Seul ‘’Tang’’ en a le secret…. »  > pOf

KRIMEIN http://musique.krinein.com
TANG, un nom qui claque comme un accord de guitare. Un accord du genre monumental et rongé par l’électrification. En parallèle des 10 000 jours de Tool, le groupe lillois présentait les siens, diminués d’un 0 mais tout aussi remarquables. Car ce deuxième opus studio est celui qui devrait les placer sur le devant d’une scène hexagonale bien plus surprenante qu’il n’y paraît, capable comme ses cousines nordiques ou anglo-saxonnes de débiter de l’intensité et de l’émotion sans retenue.
Tang il y aura des bancs… Another thousand days, out of this world fait suite au très remarqué This quietness booms about on the walls like birds in panic (en voilà un titre simple à retenir), paru il y après de trois ans. Avec un nouveau guitariste issu de Klang!!! (si ça ce n’est pas un signe), le combo s’est offert le Tonteknik studio d’Umea (fameuse bourgade suédoise qui déborde de formations passionnantes dont on vous parlera dans la critique du dernier Khoma) et les bons offices de Magnus Lindberg, producteur de Cult of Luna. Le monde musical est décidemment bien petit. Ce n’est pas ce disque qui nous fera penser le contraire, tourné vers les horizons de l’emo décharné à la Amanda Woodward, du post-rock à la Mogwai (et évidemment du post-hardcore de nos amis du froid cités quelques lignes au-dessus) et pourquoi pas vers le rock’n’roll chevelu et spasmophilique d’At the Drive-in. Des références (ou parallèles) qui viennent nous secouer l’oreille régulièrement, et dont le quartet n’a absolument pas à rougir tant cet album gorgé de puissance et de volonté laisse une bonne impression durable après son écoute : la production est limpide, la maîtrise instrumentale en progression, et l’authenticité de la démarche toujours ferme.
Ta mère en Tang… De ses guitares déchirées par la mélancolie, de ses textes expulsés avec rage, de sa batterie rouée de coups implacables et sa basse sourde, le groupe s’immisce dans les tripes en faisant don des siennes, et ne laisse à la place des sens que des tas fumants de souvenirs orageux. Car c’est bien la tempête qui gronde sur ces plages, au bord de l’implosion même lorsque les cieux, chargés et houleux, semblent pourtant cléments. Our childish behaviour, Word necklace ou l’assourdissant Loma (parmi d’autres) sont autant de compositions volcaniques, profondément écorchées et irriguées de mélodies en contrastes. Les instruments ont souvent le champ libre (comme sur Silentforget, court intermède aphone), offrant l’occasion aux quatre musiciens d’afficher leur aisance pour la mise en place de motifs et de variations. Pour que ce disque soit parfait, il ne manque qu’un petit travail sur l’accent, et peut-être plus d’incursions inattendues, comme ce piano attristé sur The Highest branch, qui associé à des cris plus lointains offre l’un des pics sensibles du disque.
Tang livre un disque onirique (le visuel signé Mush) et chaotique, capable de filer le tournis et le frisson, qui dépasse les espérances entrevues par le passé. Une excellente surprise, et un nouvel acteur important pour les musiques amplifiées de notre (beau ?) pays.  >Zdenek

VENTILO http://ventiloredac.free.fr
« Depuis maintenant deux albums, Tang se met en danger et repousse les limites du modèle rock. S’affranchissant d’artifices superflus, ils s’approprient les codes aussi bien noise que post-rock – voire emo – pour produire des compositions tendues, aussi énervées qu’atmosphériques. Impudiques, les Lillois n’hésitent pas à se mettre à nu dans un déluged’émotions, intenses et passionnelles. Un caractère oppressant décuplé parles paroles, la production du Suédois Magnus Lindberg (Cult Of Luna) etl’esthétique du graphiste Mush (Queens Of The Stone Age, Hellmotel). Anotherthousand days… a la stature d’un Shape of Punk to Come de Refused, un mustqui, s’il ne franchira pas les frontières du public « indé », s’annonce déjàcomme le mètre étalon des productions a venir. » > dB

X-SILENCE http://www.xsilence.net
Tang a choisi de s’embarquer sur les eaux tumultueuses de l’emo et du post-hardcore sur fond de noise bien en avant comme il faut, et manifestement nos quatre amis nordistes ont fait un très bon choix. Car il faut dire ce qui est, en ne laissant aucunement place à la monotonie ou aux accalmies rébarbatives, ce Another Thousand Days, Out Of This World s’impose comme une réussite dans un domaine où règnent en maître énergie et puissance. Portée par un chant fiévreux et plein d’ardeur, chacune des 10 compositions de ce second album semble s’ériger tel un véritable brûlot rock ‘n’ roll électrifié et tendu à souhait.
En imposant des guitares d’une extrême limpidité dotée d’une dynamique tout simplement impeccable, Tang s’oriente largement vers ces horizons caractérisés par ce bouillonnement incessant si cher à cet emo qui ne demande qu’à s’enflammer et exploser littéralement. Plongé directement dans le bain avec un « Shadows Of The Fearsome Things » tout en hargne, il semble difficile de ne pas succomber à ce rock dopé aux guitares et aux riffs précis et tranchants, s’évertuant à balancer sans relâche son bon vieux lot de décibels. Il est alors facile de se laisser prendre au jeu de ces guitares convulsées à travers ces excellents « Waiting For The Dragon Lady »; qui oscille entre noise maîtrisé avec brio et post-rock tendu, ou « Our Childish Behaviours », métronomique à souhait.
Cerise sur le gâteau, l’homme au mixage n’est autre que Magnus Lindberg, c’est-à-dire la batterie de Cult Of Luna… Ce qui explique sûrement la qualité du son que nous offre ce second album de Tang.
Prenez des compositions reposant sur une dynamique solide et speedée, un chant tout en tension, des guitares terriblement aiguisées, un rythmique imperturbable et ajoutez-y un son d’une propreté étonnante, et vous obtenez une réussite indéniable: elle s’appelle Another Thousand Days, Out Of This World.  > X_jbpowershock

X-SILENCE http://www.xsilence.net
Les albums où la violence émotionelle est aussi intense deviennent de plus en plus rares dans le paysage français. En effet, ce nouvel album de Tang frappe, toujours avec classe, par ses déflagrations sonores, urgentes et déstructurés.
On pourrait classer cet album dans le genre screamo si les chansons n’étaient pas entrecoupées d’accalmies à la manière d’un Cult Of Luna, qui laisse le temps à l’auditeur de respirer, bien qu’on sentent toujours la fureur électrique qui va nous tomber dessus. La voix, et je ferais là le seule (petit) reproche à cet album, n’a pas toujours un accent parfait, mais ce petit défaut ne se remarque pas tant on est absorbé par la sincérité avec laquelle Xavier chante.
Grâce à la prod de Magnus Lindberg (Cult Of Luna) le son se fait doux et brute à la fois, emmène l’auditeur dans un voyage intérieur ou l’émotion est toujours à fleur de peau. Cet album laisse présager un très bon avenir pour Tang.  > MoiJe

A DECOUVRIR ABSOLUMENT http://www.adecouvrirabsolument.com
« Quelle baffe! Les nordistes nous pondent là, après un premier jet déjàextrêmement convaincant, un album superbe, aussi puissant que mélodique, aussi rageur qu’émotionnel, sans aucune faille. A la croisée de l’émo, de la noise, du post rock, brièvement et délicieusement poppy sur quelques brefs passages, ce dix titres est un véritable chef d’œuvre. Et il risque fort de placer d’emblée le groupe sur les hauteurs du créneau réunissant les trois tendances décrites plus haut. On pense à Fugazi, à At The Drive In et à l’un des deux groupes issus de son split, les géniaux Sparta. On vogue entre vocaux braillés, instruments énervés, et leur exact contraire, les plages atmosphériques soulignant celles plus puissantes et vice-versa, et l’atmosphère créee par ce mélange puissant et groovy s’avérant immédiatement addictive. Aux sonorités aériennes succèdent les coups de boutoir, à la mélodie succède la rage, mais une rage savamment maîtrisée, intense mais toujours digeste. Et les dix titres présentés ici forment un ensemble impressionnant, compact et consistant, les compos trouvant leur juste équilibre et se distinguant chacune à leur niveau tout en étant quasi-indissociables. Je n’en citerai d’ailleurs aucune, cet album étant de ceux qu’on ne peut que s’envoyer dans son intégralité, et étant de surcroît d’une durée idéale…et même idéal tout court. Un standard du genre, ni plus ni moins, et d’ores et déjà un grand groupe français, à l’image des Sleeppers dans un créneau légèrement différent mais pas éloigné musicalement et dans l’esprit »   >Will

TRISTE TEMPS webzine http://tristetemps.chez-alice.fr
Que de souvenirs ! Me voilà replongé dans ma plus tendre enfance. Qui ne se souvient pas de cette fameuse boisson « tang » ? Oups je m’égare quelques peu du sujet, veuillez m’en excuser ! Pour ce qui est de Tang (le groupe cette fois) mes souvenirs me ramènent en 2003. A l’époque le groupe sortait « this quietness booms about on the wells like birds ». Un disque assez mélancolique et sombre, qui laissait entrevoir le potentiel énorme de ce groupe. Trois ans plus tard et me voici avec leur dernier effort « another thousand days out of this world ».
Franchement, je n’avais aucun doute de la qualité de ce disque même avant de l’avoir écouté. Il y a des choses comme cela que vous sentez et Tang ne m’a pas fait mentir car ce disque est en tout point remarquable. Dix titres pour quarante minutes de déchirements sonores. Car si le groupe a évolué dans sa manière de composer ses différents titres, ils ont su garder ce coté mélancolique qui fait que chaque émotion est ici décuplée. Le tout est hautement immersif, la douleur est palpable. Forcément, les petites erreurs du précédent opus ont été mis à parti pour offrir une œuvre beaucoup plus homogène dans son ensemble. Tang évite ainsi les longueurs propre aux groupes évoluant dans un style proche que l’on pourra qualifié de post hardcore. En tout cas, il est impossible pour moi de ne retenir qu’un seul morceau. Ce disque a été pensé et conçu comme une pièce unique, ou chaque titre se greffe à son suivant pour finalement ne former qu’une œuvre dense et cohérente. Et si je ne devais rajouter qu’un seul petit bémol, je dirais que Tang à les défauts de ses qualités. Car cette cohérence a un prix et il est vrai que les morceaux se ressemblent quelque peu parfois. Ce sentiment se ressent aux premières écoutes de « another thousand days out of this world » mais finalement s’estompe assez vite une fois le disque digéré. En tout cas, de par sa qualité, vous ne pouvez pas passer à coté d’un tel disque.
Vous reprendrez bien un peu de « tang » ?   > ludo

PERTE ET FRACAS http://perteetfracas.org
La seconde livraison de Tang s’est fait attendre. Il faut dire que haute la barre ils avaient placé et le quatuor lillois au tournant étaient attendu. Verdict après trois années de gestation et un nouveau guitariste : le Tang n’a que peu évolué mais ils font tout en mieux. Tang se donne les moyens de ses ambitions, peaufine la production, éclaircit le son, donne de l’ampleur et de l’air à ses compositions tout en gardant le nerf de sa jeunesse, part mixer en terrain nordique chez une pointure suédoise et revient en terres du Nord asseoir son mélange toujours aussi séduisant de musique bruyante et émotive. Tout y est plus efficace. Tout y est plus beau. Tang accentue les contrastes au sein de ses compositions. L’influence des japonais d’Envy pointe son nez. Les montées en arpèges viennent du soleil levant, les passages post-rock se font plus nombreux et les explosions sont virulentes et parfaites de maîtrise. Du travail d’orfèvre et appliqué qu’un excès de mauvaise langue pourrait taxer de convenu mais quand c’est aussi bien fait, on passera outre ce genre de détail. > (skx)

POGOSLAM http://www.pogoslam.com
This Quietness Booms About On The Walls Like Birds In Panic, premier album des lillois, avait laissé une très bonne impression, il y a trois ans de cela … D’emblée, certains avaient lié l’emocore de Tang à des références du genre et pas des moindres puisque ce sont les noms de Reiziger et Envy qui revenaient le plus souvent !
Ce nouvel opus nous remémore encore une fois ces groupes mais ce coup-ci, Tang est parvenu à encore plus s’ouvrir, laissant les contrastes s’exprimer… En effet, les atmosphères de ce Another Thousand Days, Out Of This World ont été magnifiquement travaillées, il faut dire que la qualité de la production a été particulièrement soignée (le mixage a été orchestré par Magnus Lindberg, officiant avec Cult Of Luna).
Aussi à l’aise pour les titres emocore à la fois survoltés et touchants (« Our Childish Behaviours »…) que pour les séquences instrumentales évoquant Isis et consorts (« Waiting For The Dragon Lady », « Awake For Days »…), les nordistes déploient leur talent avec des compositions pleines de mélancolie mêlée à l’énergie abrasive des rythmiques.Au final, Another Thousand Days, Out Of This World parfait l’identité musicale du groupe, la finesse rencontre la noirceur. Superbe.   > (Beunz)

REVOLUTIONARIZ http://revolutionariz.free.fr
Finissons sur une note brutale! Je mets ça à la fin pour que les oreillessensibles puissent s’arrêter là… Quoique, elles auraient tort de ne pas tenter… le diable. Quand on voit la qualité d’albums comme celui de Tang, « Another Thousand Days out of this World », il serait dommage de fuir. D’autant plus que ces français (Lillois) ont vraiment la classe internationale dans leur domaine, à savoir un « émocore » d’une belle intensité. Mélange de hardcore gueulant et de mélodies portées à une tension paroxystique (j’insiste sur « mélodies »), l’album est vraiment défoulant sans être d’une violence brute. C’est plutôt dans la durée que les compos font doucement plier l’auditeur, jusqu’à la cassure, le headbang final! Mais là aussi j’insiste, pas de niaiserie métal brutos. Que du très bon, du très intense mais de qualité.   > Sep.

IN EXTREMIS NEWSLETTER # 22    4/5
Je vous avais dit tout le bien que je pensais déjà de ces lillois à la sortie de leur 1er album il y a 3 ans. Pour ce 2nd opus, Tang s’est offert les services de Magnus Lindberg pour le mixage final, aucun souci à avoir au niveau du son donc. Musicalement le groupe a eu la bonne idée de rendre plus concises ses chansons, bien vu là aussi. Non pas que celles de « This Quietness Booms… » s’éternisaient (bien au contraire), mais quel intérêt de refaire 2 fois le même disque ? On retrouve donc leur subtil mélange entre post-hardcore hypnotique à la Envy et une noisy pop/rock touchante d’émotion avec ce qui ne gâte rien, un chanteur qui a fait pas mal de progrès, une section rythmique époustouflante et des riffs à se claquer la tête contre les murs (World Necklace) : putain mais comment ils font ! Alors bien sûr le métalleux de base qui lit cette newsletter n’accrochera jamais à cet univers à des années lumières d’un style bourrin et bas-du-front. Mais pour peu que vous sachiez apprécier la bonne musique quelle qu’elle soit, il serait inconcevable de bouder Tang, les amateurs de la scène suisse genre Unfold / Impure Wilhelmina / Vancouver vont à coup sûr en redemander. Et pensez à prendre une petite laine, les frissons sont une fois de plus au rendez-vous.  > Jean Pazola.

THE FRENCH TOUCH WEBZINE http://www.thefrenchtouch.org   5/6
Tang a débuté à l’automne 1997, après plusieurs démos, le groupe se perfectionne et trouve son identité sur scène, avec surtout la découverte de nouvelles influences.
La sortie du premier album « this quietness booms about on the walls like birds in panic » s’effectue au studio le LB LAB de S. Burriez (loudblast). Ecumant les salles de concert de long en large, Tang obtient une reconnaissance unanime.
Leur second album « Another thousand days, out of this world » est toujours produit et distribué par la paire Emolution/Overcome records.
Tang fait partie du courant hardcore tendance noisy. Oui je vois déjà ce que vous vous dîtes : « Houlà encore un sous genre ». Gardons les cages à miel en action petit.
A l’écoute de ce second opus, j’ai immédiatement réécouter l’album inflammable de At the drive-in « Relationship of Command », un album qui est chaudement recommandable soit dit en passant. Je ne sais pas si tu te souviens de cette déflagration sonique, Oh il n’y a pas trois plombes en fait, il date du 12 Septembre 2000. Je dois vous dire que je me suis même demandé si Tang n’était pas un nouveau groupe de la paire Cédric Bixler et Jim Ward. Mais non, pourtant j’en mettrais ma main au feu, tant cette musicalité dense et foisonnante est similaire de feu à celle du combo d’El Paso.
Donc gros sons, guitares rutilantes qui n’hésitent pas à enfreindre le code du rock pour faire basculer les mélodies dans le cimetière. L’énergie de cette musique vaut autant en puissance si ce n’est plus qu’une Elona gay un 6 août 1945 en pays nippon.
Des ambiances glauques s’évertuent à passer le brouillard nébuleux, légèrement angoissante, censé tenir en haleine où contracter la tension, c’est selon. Puis les déflagrations s’amplifient, la tension monte, la lave se dépose. Tang prolonge cette descente de magma, lente progression qui tel un Attila ne laisse que cendre derrière soi.
Le chant est criard, puissant, centré sur ce dosage souple et amer à la fois. Ecorchée jusqu’au boutisme, la musique de Tang est le sacre du choc frontal. Sa puissance est aussi féroce que peut l’être la réelle tension qui émerge de la plupart de ces morceaux.
« Another thousand days, out of this world » est un album incandescent.   > Bir.

VACARM.net http://www.vacarm.net
Non, Tang n’est pas le livreur chinois du coin. Oui, Tang est un groupe, mais pas de musique traditionnelle vietnamienne. Allez, on se rapproche. Tang et Lille n’ont rien à voir l’un avec l’autre ? Et bien si. Vous n’avez pas trouvé ? Lisez ce qui suit.
Formé en 1997, Tang est un quatuor lillois déjà bien rodé, après un huit titres plébiscité par beaucoup (This Quietness Booms About On The Walls Like Birds In Panic), le combo débarque une seconde fois avec Another Thousand Days, Out Of This World et fout la claque à son monde, le notre en l’ occurrence.
Tension totale et permanente, la musique de Tang fait frémir, le chant crié rappelle irrémédiablement celui de Davey Havok (AFI) et c’est peu dire (« Word Necklace », « Loma »). Sombre et intemporel, l’art de Tang subjugue par sa classe et sa sincérité, les guitares pleurent ou ravagent tout sur leur passage, la batterie en pleine catharsis assène des coups fatals à chaque heurt avec les fûts, le chant fait monter la rumeur jusqu’au frisson. On se risquerait presque à prononcer les noms des références fatidiques que sont Fugazi et Rites Of Spring, icônes du passé toujours présent, l’emo, le vrai, l’expérimentation, la vraie. L’émotion monte jusqu’à ce que l’on n’en puisse plus, elle se décharge par le cri, seule issue possible (« Ripples of a Forgotten Radio Song »). C’est beau tout simplement, les plus émotifs auront la larme à l’œil, combien de groupes procurent encore cette sensation d’ ascension vers le sublime ? Preuve par l’exemple : un long instrumental clôture « Waiting for the Dragon Lady », le rythme s’accélère doucement mais surement pour arriver à un point culminant où tout s’arrête net.
Délicieuse frustration.
Tang a trouvé le chemin conduisant à la porte de l’Olympe musical français, reste aux lillois à en trouver la clé, ça sera pour bientôt, c’est sûr et certain. Another Thousand Days, Out Of This World n’est pas le genre d’album que l’on lâche facilement, prévenez votre entourage, une fois ce dix titres entre les mains, on ne vous reverra plus avant un bon moment. Tang, c’est la tempête prémonitoire de la musique française, des années d’avance sur ceux qui ressassent le passé depuis toujours. Que reste-t-il lorsque l’orage du désespoir est passé ? Pas grand-chose. Bienvenue sur Terre…

LE CHANT DU GRILLON http://lechantdugrillon.free.fr
Les moins jeunes (mais toujours jeunes si si), ce souviennent de l’horrible mixture que nos grands parents (pas toujours fute fute) nous obligeaient à boire. Mais si rappelez-vous une sorte de poudre qui claque même pas dans la bouche, il fallait la mélanger avec de l’eau et ça te filait le goût de l’orange et bien là : ça n’a rien à voir. Il s’agit d’un groupe de Meeeeeeetal qui nous livre un album sans concession. Alors, j’ai souffert en écoutant ce skeud, car leur style n’est pas le mien. Sauf que, tout le monde m’en faisant louanges et mortecouille : ma curiosité a pris le pas sur ma fainéantise, c’est dire ! La première écoute m’a carrément déconcerté, la seconde m’a pétrifié, ce n’est qu’à la troisième que j’ai commencé à pénétrer dans l’univers quelque peu torturé de Tang. A la 4ème , World Necklace à prix possession de mon cerveau, ce titre ne voulait plus sortir. J’avais beau écouter les autres, rien à faire. Soudain à la 5ème , c’est Ripples et son intro radiophonique qui c’est fait un devoir d’user mon cortex. Puis, ce fut la bascule, je ne pouvais plus retirer le skeud de mon disc-man et c’est à la 250ème que je me suis dit : c’est donc vrai… Ce groupe est mortel. Naturellement, plusieurs questions me taraudaient et il fallait que je partage cette impression. Est ce qu’Olivier connaît ce groupe ? Oui, m’a-t-il dit et kek l’en pense le chti gars ?Merci pour le cadeau !!
L’emo n’est pas vraiment mon style de prédilectionet en plus tu me piques ma vanne sur la boisson Tang !! Merci pour le cadeau, et cette fois je suis sérieux car Tang déménage. Cet album est dangeureux, on a l’impression que la première écoute se passe sans soucis et on finit complétement accro ! La musique est énergique, puissante et les vocaux criards entêtants. Encore merci de m’avoir fait découvrir Tang ! Je te ressers un verre ?!

 

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NEW NOISE webzine (www.new-noise.net) angl  June 2006
« Dropping somewhere between Isis’s slow motion growl metal and shifting, jerky dynamics taken from a time when emo was actually post-hardcore instead of haircut pop for girls, Tang are at the top of French rock’s tree, if only by comparative default. Further clues come from the involvement of Cult Of Luna’s Magnus Lindberg, who mixed ‘Another Thousand Days…’, with a related moody-soundscapes-minus-pretension approach reflected in several lush lulls. It’s the noise of brave new worlds and an uncertain future given anenergetic kick of semi-righteous anger. And Tang undoubtedly deserve greater rewards than their dull moniker might suggest. »  > Adam Anonymous

DIE.BLUMCHENTAPETE.de (www.die-bluemchentapete.de) all   July 2006   9/10
Die aus frankreich stammenden ‘tang’ haben die tage ihr zweites album ‘another thousand days, out of this world’ an den start gebracht. 10 songs, die sich im wahrsten sinne des wortes gut 41 minuten in deiner bude entfalten. und schon der opener ist das erste brett, dass dir tang mal eben vor die fresse kloppt. mit einem hammermässigen, komplexen soundgebirge eröffnen tang hier die jagdsaison. und dann wenn du denkst, ok es wird ruhiger, die gebirge sich lichten, dann bumm, gehts grad weiter im text. wenn dich die verbreakten gitarrenriffs mal wieder ins nächste comingdown gestossen haben und dein körper wieder aufschlägt im hier und jetzt, dann bist du angekommen auf ‘another thousand days out of this world’.
tang legen hier mit ihrem sperrigen emocore, der gerne auch mal in den posthardcore ausbricht mächtig einen vor. oder ist es jetzt posthardcore der in den emocore ausbricht. macht euch euer eigenes bild! die sehr rockig gehaltenen songs kommen mit fetten hooks, die dich jedesmal mitreißen in die tiefe um dich dann wieder auszuspucken, aber für ausruhen ist hier keine zeit. der zweistimmige, ja fast schon melodische gesang dann setzt dem ganzen die krone auf mit seinen emotionalen ausbrüchen und vor allem seiner energie. So machen tang hier extrem ansprechenden sound, der zwar teilweise sehr schwermütig ist, aber auf der anderen seite für eine emotionale überflutung erster sahne sorgt. erinnert so’n bißchen an alte twelve hour turn oder menfolk.

NOISE (www.noise.fi) all   July 2006   9/10
Siinä missä Callisto on metallia, Tang on punkkia. Tämä ajatus mäjähti päähäni heti ensimetreiltä, niin tutun kuuloisia melodioita alkoi ilmoille pursuta. Kyseessähän on ranskalainen, jo vuonna 1997 perustettu yhtye, joka on julkaissut aikaisemmin muutaman demon ja debyyttialbuminkin. Jonkinasteisesta hypestä kotimaassaan nauttiva bändi lakaisee heikommat pöydän alle kakkoskiekollaan, siinä määrin mahtava paketti Another thousand days, out of this world on.
Tang luokittelee itsensä emoksi, mikä tuntuu olevan nykyään varsin laaja käsite. Tang on kuitenkin sieltä rankimmasta päästä: kitarat luovat tunnelmaa sahamaalla massiivisia ja surullisia melodioita rytmiryhmän takoessa alle todella tukevan pohjan. Tang soi yhteen loistavasti, jokainen bändin jäsen tietää paikkansa, basistin ja rumpalin yhteistyö on saumatonta, eivätkä kitaratkaan saa osakseen moitteen sanaa. Mielettömän tarkasta soitosta huolimatta levy ei kuulosta kliiniseltä, vaan saundit ja raastavat vokaalit tuovat musiikkiin eräänlaista punk-henkeä. Näin se tehdään, kun se osataan.
Vokaalit ovat silkkaa hardcorea. Levyltä uhkuaa epätoivoinen ja tuskallinen olotila, ja tällä kertaa rääyntä vain yksinkertaisesti on ainoa tapa, jolla tämä musiikki toimii. Räkäiset huudot luovatkin mielenkiintoisen kontrastin taiturimaisen ja tarkan soiton kanssa. Koko aikaa kitarat eivät jyrää, välillä kuullaan akustisia osioita, toisinaan taas meno yltyy miltei kaoottiseksi, mainitakseni mm. kappaleen Waiting For A Dragon Lady, jonka puolivälissä kuullaan erittäin saatanallinen tappo-osio, jota voisi luonnehtia parhaiten termillä tulivuorenpurkaus. Mahtavaa.
Jos jonkinlaisia heikkouksia pitää nimetä, yksi voisi olla, että jossakin vaiheessa levy alkaa väkisinkin toistaa itseään. Vaikka yleisimmät ratkaisut Tang välttää, ja kuulostaa siinä mielessä tuoreelta, muistuttavat omituiset kompit kenties liikaakin toisiaan. Ja kun kitarat tuntuvat vetävän samantyyppisiä leadeja melko monessa kappaleessa, alkaa puutuminen hiljalleen vaivata. Itseäni tämä ei suurestikaan haitannut, sillä se vain korosti levyn ahdistavaa tunnelmaa. Tang toimiikin pääsääntöisesti kokonaisuutena, yksikään biisi ei ole yli muiden, vaan kokonaisuus jyrää. Tämä bändi ei tee kappaleita vaan levyjä.
Todella positiivisen kuuloista mäiskettä, joka saavuttaa miltei noisen veroisen ahdistavuuden. Kun tähän lisätään mieletön groove ja soittotaito, saadaan aikaiseksi niin bueno kombinaatio, ettei tätä voi kuin suositella. Ja pakko vielä mainita, että Ripples Of A Forgotten Radio Song on hienoimpia biisinnimiä, joita olen nähnyt   >  Pähkinänkuoressa: Osta.

MUSIC webzine www.music.ch sui  June 2006
« Tang kommen aus dem Norden Frankreichs. Ihr zweites Album haben sie in<> Norwegen aufgenommen und legten die Produktion in die Hände von Magnus Lindberg (Cult Of Luna). Ihr Sound ist eine Mischung aus Emo-Core und Noise-Rock.
« Another Thousand Days Out of This World » ist geprägt von Kontrasten. Zwischen winterlicher Stille und sommerlichen Gewittern. Zwischen instrumentalen Sound-Landschaften im einen Song und brüllenden Wutausbrüchen des Sängers im nächsten. Die Gitarren sind nur leicht verzerrt, die Riffs abgehackt, die Schlagzeug-Breaks hektisch. Die epischen Harmonie-Bögen werden durch den bellenden Sänger kontrastiert, der ein wenig an Zack de la Rocha von Rage Against The Machine erinnert. Der Gesamteindruck ist überwiegend lärmig. Die CD hat irgendwie was an sich, ist aber ziemlich schwer zugänglich. »  Roz

CREATIVE ECLIPSE webzine www.creative-eclipse.com sui   7/10 july 2006
Tang entstammen dem nordfranzösischen Lille und haben sich schon 1997 formiert, aber erst mit ihrem 2002 Demo und dem darauffolgenden Album « This Quietness Booms About On The Walls Like Birds in Panic », auf Emolution, dem ortsansässigen Label, erschienen. Musikalisch bewegt sich das Quartett in Post- Rock / Emo Gefielden und präsentiert 10 eher feinfühlig anmutende Stücke, die natürlich mit der nötige Melancholie und Theatralik vorgetragen werden. Stellenweise erinnern mich Tang sogar an Refused, womit der Bogen zur Produktion des Albums geschlagen ist: denn produziert wurde « Another Thousand Days, Out Of This World » von Magnus Lindberg (Cult Of Luna) und das an keinem geringeren Ort wie den Tonteknik Studios in Umea, Schweden. Wirken Tang auf den ersten Blick doch schüchtern, so wächst dieses zweite Album mit jedem hören mehr. Kraftvoll und präzise auf den Punkt wirkt das Zusammenspiel des Vierers. Das ansprechende Artwork entstammt der Hand des französischen Mush (Queens Of The Stone Age, Hellmotel etc.). Infos, Höreindrücke auf tangtangtang.net

IMPERIUMI.net fin  July 2006
Ranskalainen Tang seikkailee jossain noisecoren ja emon välimaastossa. Oikeastaan bändin voisi niputtaa samaan sakkiin vaikkapa Cult of Lunan, Calliston ja Isiksen kanssa, tosin Tang on hitusen emompi. Yhtye luo vahvoja tunnelmia yöllisen leijailevissa kappaleissaan ja soundimaailma on sopivan raskas, mutta selkeä. Edellä mainittuihin yhtyeisiin tottuneena on laulua ehkä hiukan liikaakin, varsinkin kun ulosantia on melko yksipuolista rähinää. Esimerkkiyhtyeisiin verrattuna Tangin kappaleet ovat myös lyhyempiä, eikä niin maalailevia ja hitaasti kasvavia.
Tang ei ole mikään suuri tapaus kyseisessä genressä, mutta ihan hyvä tulokas silti. Levyä kuuntelee taustalla, mutta palavaa halua siihen ei synny. Varsinkin kun esikuvat ovat paljon parempia.  > Tuomas Valtanen

ROCK SOUND (french edition – translation by Naki)   April 2006
“Two years after the first remarkable 8 tracks, the Northerners from Tang continue their descent into hell, with a second album that will mark an epoch. “Another Thousand Days, Out of this World” is a journey you wont return from unharmed. Mixed by Magnus Lindberg (Cult of Luna) at Tonteknik Studios in Sweden (the ones that saw Refused, Breach, The Hives), these ten tracks bewitch you by their violent skin-deep emotions, close to Yage, Planes Mistaken for Stars or, Reiziger. Out on the 10th of May on Emolution/Overcome.”

PUNK RAWK (french edition – translation by Naki)   April/May 2006
“Tang was this orange-flavoured drink from our childhood. This one is from Lille and situates itself far from sunny soda advertisements. On the contrary, it proposes an inside travel, an introspection deep within the self. After a remarkable first album, Tang signs a second skin-deep record on which emotions are unrestrained. “Another Thousand Days, Out of this world” grabs the guts and strikes straight in the heart. Ten tracks mixed by the Swedish Magnus Lindberg (Cult of Luna), playing on the shift between post-hardcore and emo climates, moments of calm and violence. A success.”

ROCKONE (french edition – translation by Naki)  20 April 2006
“Despite a long title, the first record of the Northerners from Lille, “This Quietness booms about on the walls like Birds in Panic”, hadn’t left us unstirred. The second one will produce the same effect, expressing with subtlety its noisy, post hardcore influences (“Awake for Days” and its magnificent finale), along with bewitching and fascinating emo touches. Mixed by Magnus Lindberg, the production is thundering in itself. Always skin-deep, raw and sweet at the same time, the music alludes to Envy, yet more rock, to Thursday, yet more post-rock for the renowned ones, and to Amanda Woodward or Third Memory in their colleagues, made in France. And we suddendly feel caught in a daydream, about a French scene gathering the success it deserves.” (9/10) Felix Lejeune.

Reviews of « Another Thousand Days, Out of this World »


quietness

 

HARD’N’HEAVY magazine

mai 2006   –   4,5/5

Génial, hallucinant, sublime, prenant et envoûtant. La liste pourrait continuer un long moment mais je préfère m’arrêter là; je suis certain que vous aurez déjà compris qu’il vous FAUT cet album. Lorsqu’en 2002, pour une raison dont je ne me souviens plus, arrivait une démo trois titres sur mon bureau, je me retrouvais sous le charme. Longtemps que je n’avais pas écouté de tels débuts aussi prometteurs. Et le temps a donné encore mille autres raisons de “vénérer” Tang. Ce deuxième album des p’tits gars du nord est tout simplement le chefd’oeuvre de l’année, le disque qui peut vous redonner une fierté d’être français. Chose tellement rare, Tang a son univers, quelque part à la croisée des chemins du post et de l’emo, avec tout le bagage de la tradition noise de notre cher pays. Musicalement irréprochable, un titre comme “awake for a day” n’est pas loin, du tout, de vous procurer les même frissons qu’à l’écoute de “Red Medicine” de Fugazi.

vincent duke



BOKSON www.bokson.net

01 mai 2006

Tang n’est pas de ces groupes omni présents sur les routes de France mais, en quelques sorties discographiques, s’est construit une solide réputation au point d’être aujourd’hui considéré comme un des groupes les plus prometteurs de l’hexagone. Tang évolue dans les sphères noise et émo originelle, deux genres subtilement réunis pour dégager une importante dose d’émotion, chose évidente à l’écoute de leur précédent « This Quietness Booms About On The Walls Like Birds In Panic » unanimement salué. Depuis, un guitariste en a remplacé un autre, et le groupe bénéficie d’un soutien de structures l’ouvrant sur des moyens plus importants. Une aubaine pour ces lillois aux semelles bien solides qui peuvent alors se lancer dans l’enregistrement d’un nouvel album qu’ils iront mixer en Suède, au studio Tonteknik à Uméa (Refused, The Hives…) plus précisément, sous la houlette de Magnus Lindberg (Cult Of Luna).


« Another Thousand Days, Out Of This World » est un grand disque. N’ayons pas peur de le dire. Bluffant même! En l’espace de dix titres, le quatuor étale toute sa maîtrise, son sens de la composition, sa source émotionnelle, le tout mêlée à une énergie incontestable savamment ponctuée par quelques breaks bien sentis permettant de faire respirer l’album. L’émo de Tang est tendu, atmosphérique, mélancolique, envoie planer l’auditeur au-dessus des eaux déjà empruntées auparavant par des formations telles que Engine Down et At The Drive In sans jamais faire pâle figure. Ce nouvel opus s’avale d’un trait tant il jouit d’une cohérence et d’une consistance à toute épreuve. De l’élastique « Shadows Of The Fearsome Things » d’ouverture au bouquet final « Loma », en passant par les superbes « Our Childish Behaviours », « Word Necklace », « Waiting For The Dragon Lady », ou « Ripples Of a Forgotten Radio Songs » pour ne pas tous les citer, l’aventurier qui aura le bon goût de se mettre ce disque entre les oreilles passera par toutes les couleurs, frissonnera à tout va, pour se retrouver punaisé au mur de sa piaule comme un vulgaire poster, le sourire aux lèvres, les yeux habités, une perle au front si ce n’est pas la larme à l’oeil.


Tang tape très fort, à un niveau qu’on ne faisait que secrètement espérer. « Another Thousand Days, Out Of This Word » assène une bonne gifle à ceux pensant encore que la scène française pouvait être à la traîne. Peu importe, il ne tient plus qu’à vous de vous y jeter, de prendre ce que Tang a à vous offrir. Libre à vous de lui rendre. Voilà assurément un de nos albums de l’année, un cocktail pétillant de vitamines qui, arrivé à maturité, laisse se dégager un goût de bonheur. L’orage est passé, et dans nos têtes squatte un merveilleux arc-en-ciel…

Matthieu


ROCK SOUND magazine

Numéro #116 – Septembre 2003

4,5/5

« La scene emo hardcore dont fait partie TANG est peu développée en France. Et on ne peut que regretter après avoir écouté another…, leur second album.

Plus qu’un collage de chansons chargées de rage et d’émotion, tang nous propose un voyage au long cours au coeur du rock, jusque sur la pochette signée Mush (qotsa, furyfest). Au fil de l’album on passe du drapeau vert : mer calme à peu agitée avec Our Childish Behaviours, au drapeau rouge et mer dechainée avec Word Necklace ! On ne sort pas indemne de cette traversée. Nos oreilles bourdonnent encore, notre cortex est marqué au fer rouge. TANG a dépassé ses influences premieres et joue maintenant dans la cour des grands. Puissant ! »

FD

Punk Rawk magazine #31

Avril Mai Juin 2006

Le TANG était cette boisson au gout d’orange de notre enfance. Celui là est de lille et se situe très loin des pubs ensoleillées du soda. Bien au contraire, il offre un voyage intérieur, une introspection au plus profond de l’être. Après un premier album remarqué, TANG signe un second disque à fleur de peau où les émotions n’ont aucune retenue. Another thousand … prend aux tripes et touche en plein coeur. Dix titres mixés par le suedois Magnus Lindberg (cult of luna) jouant sur l’alternance de climats entre post hardcore et emo, acalmies et violence. Une réussite.

Olivier Portnoi

 

ROCK ONE magazine

Numéro #20 – Avril 2006

9/10
Malgrès un titre à rallonge, le premier disque des lillois, « This quietness booms about on the walls like birds in panic » ne nous avait pas laissé de marbre. Le second fera le même effet, distillant subtillement ses influences noisy, post hardcore (« Awake for days » et son final magnifique) et émo, vous prenant la tête pour ne plus la lacher. Mixé par Magnus Lindberg (cult of luna), la prod est, quand à elle, tonitruante. Toujours à fleur de peau, si brute et si doux à la fois, la musique nous fait penser à un Envy plus rock, à un Thursday plus post rock, pour les grosses pointures, à Amanda Woodward et The Third Memory pour les collègues made in france. On se prend alors à réver que cette scène française recolte tout le succès auquel il a droit.

Felix Lejeune

ROCK AND FOLK magazine

Numéro #470 – octobre 2006

Rubrique QUALITE FRANCE
En neuf ans d’existence, le quatuor lillois TANG a suivi une trajectoire qui l’a conduit du rock au post rock. Son second album joue beaucoup sur les variations de climats, quitte à en abuser. Phases d’apaisement et d’embrasement se succèdent alternant calme provisoire et chaos, retrouvant des accents noise et surtout les bases memes de l’emocore et de sa recherche toute en convulsions. Mais il manque pour le neophyte quelques mélodies évidentes qui rendraient l’approche plus aisée.
.

H.M.

BATTERIE magazine

septembre 2006
Tang ne donne pas dans le jus d’orange en poudre, même si son émo-rock est gorgé de vitamines et d’énergies. Le groupe Lillois, musicalemnt à deux pas d’Amanda Woodward, de Mogwai et et d’At The Drive-in, présente un deuxième opus riche et consistant, nous livre ses émotions crues sans aucune retenue. La production de Magnus Lindberg (Refused, The Hives, Poison The Well), parvient à saisr l’univers de Tang et lui donne enfin l’envergure d’un grand groupe européen. A voir d’urgence sur scène!


FERAROCK  www.ferarock.com

 


Deuxième album du groupe Lillois Tang, “Another thousand days ..” confirme tout le bien que l’on pense de ce groupe. Aux confluents de la noise, du post rock et de l’émo, Tang distille une musique intelligente, arachnéenne, tant la toile qui est ici tissée vous colle aux tympans pour y séjourner longtemps, longtemps. 10 titres non comprimés par la contrainte du « temps commercial », ce qui permet à chacun d’entre eux de s’étirer et de s’exprimer, aux instruments de s’imbriquer sournoisement dans les compositions, à la voix de déchirer les complaintes en s’insérant dans les espaces laissés libres. Une musique émotionnelle qui ne peut vous laisser de marbre. Envoûtant. Pour cet album, Tang s’est offert les services de Magnus Lindberg au mixage ( The Hives, Poison the Well, Refused…), et c’est un gage de qualité supplémentaire s’il en faut !

LONGUEUR D’ONDES magazine http://www.longueurdondes.com/

22 06 2006

 

Leur nom évoque une chaîne de magasins asiatiques bien connue sur Paris. Ou, pour les enfants de la chance qui ont connu les transes des années 80, une boisson en poudre aux arômes de fruits mortellement chimiques. Seulement voilà, Tang, ce serait plutôt le genre de rock fort, affiné façon hardcore, qui débouche les artères. Un truc d’une violence incroyable, avec des murs de guitares ultra saturées, une batterie gentiment bastonnée (à la manière de Rage Against The Machine) et un chant en anglais qui ne fait pas dans la broderie. Au point que l’on pourrait se méprendre et croire qu »Another thousand days, out of this world », le deuxième album de cette bande de Lillois énervés, est la dernière invention de feu At The Drive-In, ces Américains qui resteront à jamais le « futur du rock »… Paix à leur âme.

Bastien Brun

La VOIX DU NORD

vendredi 29 juin 2006

Attention, Bombe ! Avec ce second album, les lillois de TANG confirment tout le bien qu’on pensait d’eux. Et meme mieux. Cet Another… est une extraordinaire réussite. De l’avis de beaucoup -et je le partage- c’est même le disque de l’année au rayon noise et émocore. Leurs dix titres vous feront passer  par tous les états émotionnels. Xavier Damarey, Bastien Gournay, Sebastien Caplier et Maxime Hedouin ont de l’or dans les mains. Ce CD est une chef d’oeuvre !

Y.SEG.


SUR LES RAILS #52 (musiques en midi pyrénées www.magazineslr.com)

MAI 2006

« Encore un groupe à la sauce Emo me direz vous, et bien oui mais pas seulement. Car là ou beaucoup se contenteraient d’une tension contenue et continue, TANG savent trouver la note qui fait mal, à la limite de la rupture, qui renverse l’ame au plus profond, et s’acharnent à le faire bien. Pour cela, ils ont le talent et une execution sans faille, et des armes convaincantes, made in sweden, Magnus Lindberg aux manettes du Tonteknik Studio. En dignes héritiers de Refused et Cult Of Luna, c’estintense, c’est fort et ça ne laisse pas indifferent »

Stef Vanstaen

 

ROCK SOUND magazine

Avril 2006
TANG « l’emo pour le dire »

« Après un premier huit titres remarqué il y a deux ans, les lillois de Tang poursuivent leur descente aux enfers avec un deuxième album, qui fera date. Another thousand days, out of this world est un voyage dont on ne sort pas indemne. Mixé par Magnus Lindberg (Cult of Luna) aux studios Tonteknik d’Umea en Suède (ceux qui ont vu Refused, Breach, TheHives), ce 10 titres fascine par sa violence émotionnelle à fleur de peau proche d’un Yage, Plane Mistaken for Stars ou d’un Reiziger. »

VISUAL MUSIC webzine  http://www.visual-music.org

mai 2006   –   4,5/5

Après un premier album « This Quietness Booms About On The Walls Like Birds In Panic » au titre aussi long que la liste des critiques positives dans la presse spécialisée, Tang se devait de faire aussi bien si ce n’est mieux s’il voulait faire une nouvelle fois l’unanimité. Pour cela, le groupe a mis toutes les chances de son côté : après une session d’enregistrement au studio Feeling à Tourcoing avec David Beckandt, il s’est offert un voyage au pays d’Ace Of Base pour squatter le studio Tonteknik à Umea, celui qui a accueilli par le passé Refused, Poison The Well, The Hives, et passer quelques bons moments aux côtés de Magnus Lindberg (Cult Of Luna) responsable du mixage. Le résultat : « Another Thousand Days, Out Of This World« , un album qui, sans aucun doute, ravira ceux pour qui ces milles jours d’absence loin de ce monde ont semblé long, très long….


Car, oui cet album est bon et ce pour trois raisons très simples.


Le travail accompli par nos deux amis du Nord, l’un de la France, l’autre de l’Europe est tout à fait remarquable. Loin de moi l’idée de critiquer celui de Stéphane Buriez sur le précédent opus qui reste de bonne facture mais les deux « nordistes » ont été plus à même de répondre aux attentes du groupe, de lui donner une production plus adéquate à ce style de musique. Tout au long des 10 titres (40 min. environ) on jubile donc à l’idée que Tang a enfin le son qui lui est dû et pour cela, on ne peut que les féliciter d’avoir fait ce choix si judicieux. Plus organiques, moins froides, les guitares se font plus tranchantes, la basse plus présente mais plus douce et la batterie plus percutante.


Même si Tang utilise la même recette, celle d’un mélange savoureux d’emocore, de post-hxc et de noise à l’image de « Waiting For The Dragon Lady« , un titre de plus de 6 min. qui nous fait voguer entre ces diverses influences, il faut avouer que les compositions ont gagné en maturité. Plus aérées, plus réfléchies, elles vont directement à l’essentiel et remplissent à merveille leur objectif, celui de nous émouvoir. Car, l’émotion est ici encore plus présente que sur This Quietness (…) Comme sur ce « Our Childish Behaviours » dont la session rythmique parfaite emmenée par des guitares plaintives nous enlève dans un tourbillon sonore que seul un break vient interrompre pour mieux nous entraîner dans une chute dont on ne sait voir la fin. On reste là, le regard hagard comme si l’on venait de comprendre que ce que l’on a perdu ne reviendra pas. Oui, la musique de Tang est une musique qui vous pousse à l’introspection. Mais il n’y a pas que votre esprit qui est pris à parti, votre corps aussi avec « World Necklace » dont le battement accéléré rappellant celui de votre pouls est brisé par un mur de guitares rageuses ou comme sur « Ripples Of A Forgotten Radio » où l’ombre d’un Yage n’est pas loin. « Another Thousand Days » (…) vous plonge dans un univers torturé où la mélancolie n’a pour seule amie que la fureur à peine contenue, où le cri et le piano (« The Highest Branch« ) n’est pas un contraste mais une normalité. « Loma » finit de nous achever en nous noyant dans un torrent d’émotions.


Vous faut-il vraiment une troisième raison pour vous lancer à l’écoute de cet opus ?

1000 jours ont passé et Tang revient en forme. Loin d’avoir bu la tasse, le groupe nous livre là un album aux ambitions clairement affichées, celles de nous amener vers « un nouveau monde d’intensité, d’émotions et de passion ». C’est réussi ! Un vrai petit joyau d’emo(lu)tion !

A écouter : Our Childish Behaviours, Waiting For The Dragon Lady, Ripples Of A Forgotten Radio Song, The Highest Branch, Rats On Oksti, Loma

GlaceJoe

Obskure webzine  http://www.obskure.com

mai 2006   –   86/100

Les émotions développées par Tang sur le premier album « This Quietness Booms About On The Walls Like Birds In Panic » se trouvent aujourd’hui décuplées par la deuxième salve d’émo-core tendance noisy que nous servent les lillois. Et ce n’est pas une mince affaire car la barre avait été placée très haut.
D’émotions il n’est que question durant “Another Thousand Days, Out Of This World”, tirer sur la corde jusqu’à la faire presque craquer, accentuer une mélancolie tangible à coups de guitares brûlantes et radicales et égrenée par une batterie sèche et percutante, véritable rythme cardiaque suivant les montées d’intensité de chaque titre. Le temps n’est pas une contrainte, il disparaît au profit d’ambiances qui prennent leur place et s’imposent (« Waiting for the Dragon Lady » et son final superbe), les titres à géométrie variable cherchent en permanence à amplifier les secousses au détour de breaks, visant toujours le frisson sombre, Tang fait monter les climax électrifiés comme d’autres groupes post-rock qui connaissent les ficelles, à l’instar du captivant instrumental « Awake for Days ».
Et c’est de cette noirceur environnante que percent les vocaux écorchés et survoltés, comme pour mieux déchirer la finesse des structures rythmiques du sublime « The Highest Branch », une ambivalence permanente entre la profondeur réelle des arrangements et le choc frontal des textes crachés à la figure.
“Another Thousand Days, Out Of This World” est tout simplement un disque intense à la tristesse sauvage, jamais mièvre et en permanence sur le fil. C’est de cette situation périlleuse que naissent les grands moments, lorsqu’elle est contrôlée. Tang ne la contrôle pas simplement, il la maîtrise de bout en bout. Et le résultat en est superbe.
A découvrir d’urgence.

Niko

Core and co webzine  http://coreandco.free.fr

mai 2006   –   8,5/10

Les TANG reviennent en trombe avec ce deuxième album, après un premier (« This Quietness Booms About On The Walls like birds in panic ») sorti en 2003 et plutôt bien accueilli par la presse spécialisée. De nouveau sur EMOLUTION records, mixé par Magnus Lindberg (Cult OF luna), tout est réuni pour nous faire envie d’écouter tout ça.


Alors on y va, inutile d’attendre plus longtemps, le cd est inseré dans ma platine et le son mis à un niveau assez correct (c’est a à dire plutôt fort !). Bon, rien à dire, dès les premières notes, on s’aperçoit que le son est énorme. La musique, quant à elle, revient là où le premier opus l’avait laissée : un mélange subtil d’émo, screamo, et post harcore. Il est amusant même d’entendre certains relents rock, comme sur « Our childish Behaviours » où un passage me fait énormément penser au groupe AND YOU WILL KNOW US BY THE TRAIL OF DEAD. Et c’est encore plus amusant lorsque l’on sait que ce groupe est admiré par Magnus LINDBERG (Celui qui a mixé ce disque, pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris !). Bon, cette anecdote mise à part, on peut dire que le groupe aime les variations, et comme le dit leur bio, « Le calme. L’orage. Le calme après l’orage ». Un titre comme « Awake for days » n’a même pas besoin de paroles pour vous balancer ces émotions à la figure, et vous transporte tout au long de ses 5 minutes.

Certains titres rappellent ENVY, comme les envolées de « Rats on Oksti » suivies par les passages calmes avec grattes en arpège. Mais que l’on ne s’y méprenne pas, difficile d’associer un groupe particulier avec la musique des TANG, même s’il est vrai qu’en ce moment ce style est porteur pour pas mal de formations. le dernier titre (« Loma ») cloture l’album par une énorme énergie qui détruit tout sur son passage, et un riff de gratte annonçant la fin au plus grand désespoir de l’auditeur, l’obligeant à relancer le CD instantanément.

Ce « Another thousand days out of this world » augure de très bonnes choses pour les TANG, avec des compos énormes, tout comme la production. Reste à les voir en live : ça tombe bien, ils prévoient une grosse tournée française en octobre/novembre de cette année 2006. Si vous ne connaissez encore rien du groupe, et que vous êtes fan de post-HxC, je vous conseille fortement ce disque.

Pidji


Punk Fiction  http://punkfiction.propagande.org/

mai 2006   –   16/20

Contexte :

Fort d’un premier album en 2003, intitulé This Quietness Booms About On The Walls Like Birds In Panic, qui leur avait fait connaître un certain succès, les nordistes de Tang sont à nouveau sur le sentier de l’amère avec Another Thousand Days, Out Of This World. Trois ans ont passé depuis leur premier effort (d’où le titre : 1000 jours = 3 ans) et ce qui frappe tout de suite, c’est qu’ils ont durci leurs compositions de manière significative. Place à l’émotion, aux vocaux hurlés, aux arpèges de guitares et à aux ambiances sombres, le tout sous la houlette du producteur suédois Magnus Lindberg (Cult Of Luna).

 

Chronique :
Rien qu’ en un coup d’œil sur la pochette, on sait que Tang a passé un cap. Dans les tons noirs et dorés, elle représente un dessin symétrique composé de nuages, de fleurs, de nymphes et d’une ancre. En bas, le nom du groupe se détache en lettres blanches. L’artwork est signé Mush qui a déjà collaboré avec Queen Of The Stone Age et le Fury Fest. Le ton est donné : Tang s’est donné les moyens de quitter le monde de l’amateurisme pour travailler de façon professionnelle.


Au niveau musical, on retrouve un groupe qui navigue entre la Noise, l’Emocore ou le Rock’n’roll. Des compos exécutées de façon très intense : accords plaqués sous l’effet de convulsions, paroles hurlées et batterie très présente tout au long des morceaux dans un déluge sonore comme sur « Waiting For The Dragon Lady ». Parfois des cordes et des notes de piano viennent adoucir le tout ( « The Highest Branch »), comme pour apaiser un peu les choses.
En tout cas, Tang a gagné en violence et ne sonne plus aussi Post Rock qu’auparavant. Quelque part entre Neurosis et Engine Down, le groupe a su développer un son particulier. Il faut dire que cet album bénéficie d’une production massive qui sert magnifiquement son univers musical.

Si l’ancre sur la pochette doit symboliser quelque chose, c’est bien celui du voyage en mer. A l’image de celui-ci, tout peut être calme et l’instant d’après on est surpris par une tempête de riffs et de hurlements. Jamais à l’abri d’une explosion d’agressivité soudaine, l’auditeur voyage dans l’univers de Tang entre poésie, images sombres évoquées par leur musique envoûtante et émotions diverses.

Pari gagné pour Tang : les lillois ont su se professionnaliser tout en empruntant un chemin musical chaotique éloigné de toutes facilités commerciales.

Forthecause

Sans Tambours Ni Trompettes  http:/www.stnt.com

mai 2006

Après un premier album fort remarqué dans nos contrées, les Lillois remettent le couvert. Ce second opus bénéficie d’une production très réussie avec un son puissant et chaleureux à la fois, qui colle parfaitement au sujet. Ce n’est pas toujours le cas des productions françaises je tenais donc à le noter ! Pour ce qui est de l’inspiration et des morceaux, Tang va encore puiser dans ses réserves afin de porter encore plus loin leur post hardcore émotionnel qui sur le précédent album avait déjà dépassé le cap du jeu sous influence. Sur « another thousand days out of this world » le quatuor délivre une musique intense, maîtrisée, qui sait si bien où elle va qu’elle peine jamais à convaincre et voir même plus. Ces dix titres variés donnent un album homogène et percutant qui prend sa source autant dans le genre émo hardcore mid’90 (Reiziger, Forstella Ford, At The Drive In etc.) que la noise, et c’est tout particulièrement vrai sur le très Condense « our childish behaviours ».  A l’instar de Lack, Children Of Fall, ou de Standstill, Tang ne cède pas aux screamo de bazar et autres emo métal FM du moment ?? Les Lillois ne trichent pas, préfèrent rester sur leurs bases musicales, quitte à creuser plus longtemps, afin de continuer à chercher, trouver et saisir cet
te énergie non superficielle qui les anime depuis leurs débuts… et qui au bout du compte fait toute la différence. Excellent !

Greg

The hardcore source  http:/www.hardcore-source.com

mai 2006   –   19/20

Après l’excellent « This Quietness Booms On a Wall like Birds In panic » acclamé tout le monde, revoici les lillois avec un nouvel album qui risque encore une fois de faire pas mal d’émules dans notre petit pays. Qui aurait cru qu’après « This Quietness… » Tang aurait pu faire mieux? et bien pourtant tout dans ce « Another Thousand Days, Out Of This World » est mieux que sur le précédent cd, c’est pour dire. Un changement de line-up avec le départ d’Ismael et l’arrivée de Sebastien (anciennement guitariste de Klang). 10 titres; 40 minutes d’un style que je ne saurais qualifier, vascillant entre un émo intense à la Yage, Lack, un emo plus contemporain à la Thursday et un post hardcore à la Cult Of Luna (d’ailleurs le son est signé Magnus Lindberg donc inutile de dire que la production est largement à la hauteur). La voix est moins présente, le groupe a décidé de laisser une place plus importante à la musique, ce qui donne des longues plages planantes, envoutantes, intenses mais vraiment loin d’être molle ou chiante. On est prit sous le charme de Tang dès les premières notes car le groupe garde un aspect énergique avec une batterie bien travaillée et de l’autre côté sait se faire plus plant. Notons également le très bon travail effectué au niveau basse/batterie qui donne un aspet très interessant aux titres; et la basse rien qu’à elle seule donne toute une ampleur aux titres. Tang a réellement gagner en puissance, en personnalité et en efficacité. Bref que dire si ce n’est que ce Another Thousand Days, Out of This World est le meilleur album du genre sorti cette année en France. Mon coup de coeur, et ca vaut bien un bon 19/20 🙂

clem


METALORGIE  http:/www.metalorgie.com/punk

mai 2006  

Après un premier album convaincant et contenant, il faut avouer, quelques perles emo hardcore, les lillois de Tang continuent à creuser au sein de leur univers tempétueux et émotionnel qu’ils habitent chaque jour de mieux en mieux. Cette fois ci le groupe s’est offert les services de Magnus Lindberg (Cult of Luna) au célèbre Tontenik Studio en Suède (Refused,The Hives) pour la production de ce nouvel album. Il en ressort un son d’excellente facture tant au niveau de la puissance que de la qualité permettant à Tang d’exprimer au mieux son potentiel et aux auditeurs de profiter pleinement de la densité musicale des compositions.

Quand la fièvre inde / post-rock gagne de nombreuses formations, Tang ne se laisse pas atteindre et ne change pas son fusil d’épaule. En effet Another thousand days, out of this world creuse encore un peu plus profond le sillon déjà bien entamé par le groupe. Tang, malgré l’arrivée d’un nouveau guitariste (Sebastien de Klang !!!), poursuit sur la même lancée tout en évitant le piège de la redite. Tout en restant toujours très personnel, leur emo rock noisy et tendu se révèle cette fois ci bien plus homogène. Durant les premières écoutes, aucun morceau ne parvient vraiment à se détacher, pourtant aucun n’a de mal à convaincre. Loin de quelconques influences, Tang est parvenu a affirmer son identité à travers des notes abrasives et mélodiques composant des mélodies tendues, souvent tirés vers les cimes de l’intensité et vers des apogées émotionnelles. Dans le style, l’excellent et passionné « Our childhish Behaviours » et son chant tout en décalage a de quoi prendre à la gorge.
Tang évite à l’aise grandiloquence et mièvrerie sur l’ensemble des 10 titres en s’appuyant sur l’aspect percutant et rentre dedans de l’emocore. Les vocalises toujours aussi directes, parlées / chantées / jetées, apportent un réel dynamisme, surtout lorsqu’elles jouxtent la batterie à l’image de « Ripples of a forgotten radio song ».

Another thousand days, out of this world est ce qu’on pourrait appeler l’album de la maturité chez Tang. Il met en exergue une certaine profondeur musicale et une recherche d’aboutissement tout au long des ses 40 minutes. Ceux n’ayant pas été touché par This quietness booms about on the walls… ne devrait pas trouver davantage d’intérêt au groupe, les autres ne seront que plus convaincu de l’effort de Tang.

Senti
PRESTO !  http://www.presto-presse.fr
Juin 2006
TANG revient en force avec Another Thousand Days, Out Of This Word. Le second
opus de ces quatre l&Mac195; est la preuve, s’il en était besoin, qu’ils sont un groupe sur lequel on peut compter. Ce n’est d’ailleurs pas chez Emolution records, leur label, qu’on dira le contraire ! L’impact de This Quietness Booms About on the Walls Like Birds in Panic avait d’ores et dèjà placé TANG parmi les plus intèressants des groupes français oscillant entre émo et post hardcore.
Aussi, il est vrai que l’on attendait avec impatience, mais aussi avec quelques craintes ce nouvel album tant la barre avait été placée haut. Another Thousand Days… fut produit sous la houlette de Magnus Lindberg (Cult of Luna) et mixé au studio Tonteknik en Suède (qui vit passer Refused, The Hives…). Les 10 titres de l’album sont d’autant plus étonnants que l’on passe de petits hits absolument imparables ”Word Necklace”, ”Our Childish Behaviours” (NDLR : dèjà présent sur la compil’ 100% PRESTO!, merci à eux !), a des compos nettement plus expérimentales, ”The Highest Branch” et son piano ou ”Waiting for the Dragon Lady” avec son intro doorsienne en diable. Ce qui marque le plus sur ce disque, c’est, incontestablement, le travail effectué sur un chant qui s’ouvre, s’affirme et claque. TANG a bel est bien trouvé sa place dans la jeunesse sonique française aux côtés d’Amanda Woodward, d’Exsonvaldes, d’Elevate Newton’s Theory et de Don’t Look Back. Et c’est tant mieux •
Frash

 

LILLE METROPOLE INFOS   http://www.lillemetropole.fr
Juin 2006
Après This quietness booms about on the walls like birds in panic en 2003, TANG sort son deuxieme album. Another thousand days, out of this world compile 10 chansons dont Our Childish Behaviours, Waiting for the dragon lady ou Silentforget. TANG s’inscrit dans le courant emocore, comprenez emotional hardcore, un mélange de hardcore et de musique plus douce, dite néo-romantique. Cet opus de qulité est un concentré de brutalité, d’intensité et d’émotion, avec des extraits planants.


POSITIVE RAGE   http://www.positiverage.com
Juin 2006

Après un premier album remarqué et un changement de line-up, les Lillois reviennent donc au devant de la scène. Et si, en concert, les gars m’avaient un peu déçu par un manque de charisme et une redondance des mélodies, on peut dire qu’avec ce disque, le quatuor semblent me prendre à revers. On voit déjà que le groupe (ou le label) n’a pas lésiné sur les moyens : un deuxième album enregistré à Uméa (Suède) par Magnus Lindberg (cult of luna), une pochette réalisée par Mush (qui a aussi collaboré avec Queens of the Stone Age), et un dossier de presse (duquel sont tirés tous ces arguments marketing) particulièrement tapageur. Le moins que l’on puisse dire est que Tang veut passer à la vitesse supérieure. Heureusement, les nouveaux morceaux du groupe semblent à la hauteur de leurs ambitions. Car c’est bien là le sujet principal, et cet album nous livre une musique d’une intensité rare, que le son rend particulièrement efficace. Le post-hardcore noisy du groupe prend une nouvelle dimension avec une agressivité réelle dans les parties énervés et de belles envolées dans les parties émotionnelles. Les amateurs du genre risquent d’y retrouver tout ce qui a fait la force de leurs prédécesseurs : émotions, intensité et touti quanti ! Ensuite, pour ce qui reste un avis totalement personnel (et sans doute à contre-courant), je regrette un manque de chaleur et d’humanité qui semble à mes yeux indissociable d’une musique aussi émotionnelle. Ici, le son (réussi) est froid, l’approche moderne (comme pour Cult of Luna), les angles coupants, et ce qui sera sans aucun doute une qualité pour certains, manque pour moi d’odeurs (et parfois d’ouverture)… Mais peu importe, en acceptant les limites cadrés du style, le groupe maîtrise idéalement ses choix et nous pond là un album dont il peut être fier.

[mg]
VIOLENT SOLUTIONS    http://www.vs-webzine.com
Juin 2006 – 18/20

Après un premier album sorti aussi chez Emolution en 2003, les Lillois de TANG sont de retour avec un nouvel album qui cette fois-ci n’a pas été enregistré par Stéphane Buriez mais par Magnus Lindberg (CULT OF LUNA) en Suède au Tontenik Studio.

TANG fait partie de ces groupes rares qui expriment des émotions d’une rare intensité dans un style post Hardcore tirant sur l’émo. Le son de l’album est excellent, les chants (hé oui un guitariste chanteur et un batteur chanteur) sont extraordinaires et les morceaux s’enchaînent comme une lettre à la poste me laissant un goût de « remet-le pour voir ».

On sent bien l’influence de la scene post rock des 90’s comme BLONDE REDHEAD pour « Waiting For The Dragon Lady », ou même MOGWAI pour les plans murs de guitares sur « The Highest Branch » et « Our Childish Behavious » en passant par DRIVE LIKE JEHU pour cette dernière. Le jeu de batterie riche en toms qui appuis le chant et les mélodies à la façon UNWOUND surtout sur « Awake For Days » seul morceau instrumental de l’album. Sans oublier des morceaux de pur emo comme « Ripples Of A Forgotten Radio Song » alternant les passages clairs et les passages explosifs syncopés ou même l’enchaînement de « Silentforget » avec « Rats On Otski » et sa ligne de basse fantastique.

Pour finir, je trouve que c’est un très très bon disque, qui plaira énormément aux fans des groupes que j’ai cité précédemment mais aussi aux « metalleux » qui cherchent d’autres émotions musicales….

[petit maxime]

 

W-FENEC http://www.w-fenec.org

Quelle progression ! Même en imaginant le meilleur pour Tang, il était difficile de les voir atteindre un tel niveau de perfection aussi rapidement… La production est impeccable (le mixage est d’une finesse toute nordique, merci Magnus Lindberg (Cult Of Luna)), l’artwork est tout simplement somptueux (il est signé Mush qui a, entre autres, bossé pour QOTSA) et les compositions sont carrément sublimissimes. This quietness booms about on the walls like birds in panic avait déjà fait forte impression, mais avec Another thousand days, out of this world, Tang s’impose comme le fleuron de l’émo made in France et qui pourrait sans problème s’imposer à l’étranger car en anglais…
Sur ce nouvel album, le chant est moins « braillé » donc plus accessible et bien plus percutant (« Our childish behaviours »), les guitares sont limpides quand elles sont claires (le terrifiant final de « Waiting for the dragon lady »), destructrices quand elles s’alourdissent (« Rats on Oksti »), écouter les lignes de basse est un plaisir absolu (« Awake for days »), la batterie s’amuse des rythmes au millimètre (« Word necklace »), impossible de trouver une faille face à ce rouleau compresseur de tortures guitaristico-mentales. Les esprits chagrins s’autoriseront à penser que Tang reproduit assez souvent les mêmes schémas pour nous faire atteindre leur nirvana, ainsi les montées instrumentales de « Waiting for the dragon lady », « Awake for days », « Rats on Oksti » qui se rapprochent d’un post-rock / post-HxC option sludge (Isis, Cult Of Luna, Neurosis…) ou les murmures/attaques vocaux/vocales font toujours mouches, la recette fonctionne, elle est usée jusque la corde mais avec quel brio ! Si c’était si simple, bon nombre de groupes nous procureraient de telles sensations, or sans être totalement esseulé sur cette scène, Tang semble être passé largement au-dessus du lot.

Ca fait un petit bout de temps que les nordistes sont dans notre colimateur, s’ils ne sont pas dans le tien après la démonstration Another thousand days, out of this world, ils ne le seront jamais.

Oli

SHOOT ME AGAIN http://www.shootmeagain.com

Avec « The Quietness Booms… » (déjà sur Emolution Records) les lillois de TANG s’étaient faits remarquer. L’attente pour « Another Thousand Days Out Of This World » fut longue. L’impatience à l’annonce (enfin !) de la sortie de l’album grandissait à l’approche de la date fatidique au point d’en devenir insupportable.
TANG
a quelque peu délaissé son côté sombre et obscure pour mettre en évidence encore un peu plus ses émotions mélancoliques. Le chant s’est éclairci, il est moins crié et il assure encore plus d’impacts face aux guitares qui elles aussi se sont éclaircies. On ne peut s’empêcher de repenser à Reiziger et à ces grands moments vibrants que le groupe belge avait pu procurer lorsqu’on écoute de « Another Thousand Days Out Of This World ». Et ce même si Tang joue de manière plus énergique.
Pour cet album, les français ont travaillé avec le suédois Magnus Lindberg, et TANG partage justement cette maîtrise des ambiances qui vont crescendo avec Cult Of Luna.
On s’attendait à du bon, c’est sûr, suite au premier album. TANG a réussi à surprendre en évitant de s’enfermer dans les bases que les musiciens avaient jetées déjà avec beaucoup de talents pour « The Quietness Booms… ». Avec « Another Thousand Days Out Of This World », Tang brille littéralement de mille feux, tant par sa maîtrise musicale que technique et artistique. Une pochette tout en sobriété, un son impeccable qui sert aussi bien le style, les ambiances et les subtilités que la musique et son énergie.
La maturité, le talent, la beauté et mes plus vives recommandations pour cet album sont au rendez-vous
.

Fred

PUNK IS FOR DUMMIES http://www.invadedbypink.com

« Qui a dit que le Nord de la France ne regorgé pas de groupe talentueux ? Etbien je crois bien que de mauvaise langue l’ont déjà annoncé mais je vousprouve le contraire avec ce groupe qui écume la scène depuis pas mald’années mais qui n’a pas pris une ride….
‘’Another thousand days, out of this world’’ le nouvel album de ‘’Tang’’montre une nette progression dans les titres, une maturité qui est venu aufil du temps et qui est bien apprécié a l’écoute de cette galette.
Emotions, passion, intensité sont les maîtres mots qui offrent une production enivrante, un chant plus claire qui permettent une écoute plusagréable (Word Necklace), des guitares aux riffs bien pensé (Awake forDays), une basse lourde (Rats on Oksti) qui accompagne parfaitement cettebatterie toujours ultra présente.
Entre un post/rock, rajoutant une touche de screamo, et une pincée d’emo,les lillois de ‘’Tang’’ montre toutes l’énergie en dix titres de plusieursannées d’existence. Quarante minutes d’un univers grandiose, mais celadurèrent encore longtemps ? « Seul ‘’Tang’’ en a le secret…. »

pOf

KRIMEIN http://musique.krinein.com

TANG, un nom qui claque comme un accord de guitare. Un accord du genre monumental et rongé par l’électrification. En parallèle des 10 000 jours de Tool, le groupe lillois présentait les siens, diminués d’un 0 mais tout aussi remarquables. Car ce deuxième opus studio est celui qui devrait les placer sur le devant d’une scène hexagonale bien plus surprenante qu’il n’y paraît, capable comme ses cousines nordiques ou anglo-saxonnes de débiter de l’intensité et de l’émotion sans retenue. 

Tang il y aura des bancs…
Another thousand days, out of this world fait suite au très remarqué This quietness booms about on the walls like birds in panic (en voilà un titre simple à retenir), paru il y après de trois ans. Avec un nouveau guitariste issu de Klang!!! (si ça ce n’est pas un signe), le combo s’est offert le Tonteknik studio d’Umea (fameuse bourgade suédoise qui déborde de formations passionnantes dont on vous parlera dans la critique du dernier Khoma) et les bons offices de Magnus Lindberg, producteur de Cult of Luna. Le monde musical est décidemment bien petit. Ce n’est pas ce disque qui nous fera penser le contraire, tourné vers les horizons de l’emo décharné à la Amanda Woodward, du post-rock à la Mogwai (et évidemment du post-hardcore de nos amis du froid cités quelques lignes au-dessus) et pourquoi pas vers le rock’n’roll chevelu et spasmophilique d’At the Drive-in. Des références (ou parallèles) qui viennent nous secouer l’oreille régulièrement, et dont le quartet n’a absolument pas à rougir tant cet album gorgé de puissance et de volonté laisse une bonne impression durable après son écoute : la production est limpide, la maîtrise instrumentale en progression, et l’authenticité de la démarche toujours ferme.

Ta mère en Tang
De ses guitares déchirées par la mélancolie, de ses textes expulsés avec rage, de sa batterie rouée de coups implacables et sa basse sourde, le groupe s’immisce dans les tripes en faisant don des siennes, et ne laisse à la place des sens que des tas fumants de souvenirs orageux. Car c’est bien la tempête qui gronde sur ces plages, au bord de l’implosion même lorsque les cieux, chargés et houleux, semblent pourtant cléments. Our childish behaviour, Word necklace ou l’assourdissant Loma (parmi d’autres) sont autant de compositions volcaniques, profondément écorchées et irriguées de mélodies en contrastes. Les instruments ont souvent le champ libre (comme sur Silentforget, court intermède aphone), offrant l’occasion aux quatre musiciens d’afficher leur aisance pour la mise en place de motifs et de variations. Pour que ce disque soit parfait, il ne manque qu’un petit travail sur l’accent, et peut-être plus d’incursions inattendues, comme ce piano attristé sur The Highest branch, qui associé à des cris plus lointains offre l’un des pics sensibles du disque.

Tang livre un disque onirique (le visuel signé Mush) et chaotique, capable de filer le tournis et le frisson, qui dépasse les espérances entrevues par le passé. Une excellente surprise, et un nouvel acteur important pour les musiques amplifiées de notre (beau ?) pays.

Zdenek

VENTILO http://ventiloredac.free.fr

« Depuis maintenant deux albums, Tang se met en danger et repousse leslimites du modèle rock. S’affranchissant d’artifices superflus, ilss’approprient les codes aussi bien noise que post-rock – voire emo – pourproduire des compositions tendues, aussi énervées qu’atmosphériques.Impudiques, les Lillois n’hésitent pas à se mettre à nu dans un déluged’émotions, intenses et passionnelles. Un caractère oppressant décuplé parles paroles, la production du Suédois Magnus Lindberg (Cult Of Luna) etl’esthétique du graphiste Mush (Queens Of The Stone Age, Hellmotel). Anotherthousand days… a la stature d’un Shape of Punk to Come de Refused, un mustqui, s’il ne franchira pas les frontières du public « indé », s’annonce déjàcomme le mètre étalon des productions a venir. » 

dB

X-SILENCE http://www.xsilence.net

Tang a choisi de s’embarquer sur les eaux tumultueuses de l’emo et du post-hardcore sur fond de noise bien en avant comme il faut, et manifestement nos quatre amis nordistes ont fait un très bon choix. Car il faut dire ce qui est, en ne laissant aucunement place à la monotonie ou aux accalmies rébarbatives, ce Another Thousand Days, Out Of This World s’impose comme une réussite dans un domaine où règnent en maître énergie et puissance. Portée par un chant fiévreux et plein d’ardeur, chacune des 10 compositions de ce second album semble s’ériger tel un véritable brûlot rock ‘n’ roll électrifié et tendu à souhait.
En imposant des guitares d’une extrême limpidité dotée d’une dynamique tout simplement impeccable, Tang s’oriente largement vers ces horizons caractérisés par ce bouillonnement incessant si cher à cet emo qui ne demande qu’à s’enflammer et exploser littéralement. Plongé directement dans le bain avec un « Shadows Of The Fearsome Things » tout en hargne, il semble difficile de ne pas succomber à ce rock dopé aux guitares et aux riffs précis et tranchants, s’évertuant à balancer sans relâche son bon vieux lot de décibels. Il est alors facile de se laisser prendre au jeu de ces guitares convulsées à travers ces excellents « Waiting For The Dragon Lady »; qui oscille entre noise maîtrisé avec brio et post-rock tendu, ou « Our Childish Behaviours », métronomique à souhait.

Cerise sur le gâteau, l’homme au mixage n’est autre que Magnus Lindberg, c’est-à-dire la batterie de Cult Of Luna… Ce qui explique sûrement la qualité du son que nous offre ce second album de Tang.
Prenez des compositions reposant sur une dynamique solide et speedée, un chant tout en tension, des guitares terriblement aiguisées, un rythmique imperturbable et ajoutez-y un son d’une propreté étonnante, et vous obtenez une réussite indéniable: elle s’appelle Another Thousand Days, Out Of This World.

X_jbpowershock

X-SILENCE http://www.xsilence.net

Les albums où la violence émotionelle est aussi intense deviennent de plus en plus rares dans le paysage français. En effet, ce nouvel album de Tang frappe, toujours avec classe, par ses déflagrations sonores, urgentes et déstructurés.

On pourrait classer cet album dans le genre screamo si les chansons n’étaient pas entrecoupées d’accalmies à la manière d’un Cult Of Luna, qui laisse le temps à l’auditeur de respirer, bien qu’on sentent toujours la fureur électrique qui va nous tomber dessus. La voix, et je ferais là le seule (petit) reproche à cet album, n’a pas toujours un accent parfait, mais ce petit défaut ne se remarque pas tant on est absorbé par la sincérité avec laquelle Xavier chante.

Grâce à la prod de Magnus Lindberg (Cult Of Luna) le son se fait doux et brute à la fois, emmène l’auditeur dans un voyage intérieur ou l’émotion est toujours à fleur de peau.

Cet album laisse présager un très bon avenir pour Tang.

MoiJe

A DECOUVRIR ABSOLUMENT http://www.adecouvrirabsolument.com/

« Quelle baffe! Les nordistes nous pondent là, après un premier jet déjàextrêmement convaincant, un album superbe, aussi puissant que mélodique,aussi rageur qu’émotionnel, sans aucune faille. A la croisée de l’émo, de lanoise, du post rock, brièvement et délicieusement poppy sur quelques brefspassages, ce dix titres est un véritable chef d’œuvre. Et il risque fort deplacer d’emblée le groupe sur les hauteurs du créneau réunissant les troistendances décrites plus haut. On pense à Fugazi, à At The Drive In et à l’undes deux groupes issus de son split, les géniaux Sparta. On vogue entrevocaux braillés, instruments énervés, et leur exact contraire, les plages atmosphériques soulignant celles plus puissantes et vice-versa, etl’atmosphère créee par ce mélange puissant et groovy s’avérant immédiatementaddictive. Aux sonorités aériennes succèdent les coups de boutoir, à lamélodie succède la rage, mais une rage savamment maîtrisée, intense maistoujours digeste. Et les dix titres présentés ici forment un ensembleimpressionnant, compact et consistant, les compos trouvant leur justeéquilibre et se distinguant chacune à leur niveau tout en étantquasi-indissociables. Je n’en citerai d’ailleurs aucune, cet album étant deceux qu’on ne peut que s’envoyer dans son intégralité, et étant de surcroîtd’une durée idéale…et même idéal tout court. Un standard du genre, ni plusni moins, et d’ores et déjà un grand groupe français, à l’image desSleeppers dans un créneau légèrement différent mais pas éloigné musicalementet dans l’esprit »

Will

TRISTE TEMPS webzine http://tristetemps.chez-alice.fr

Que de souvenirs ! Me voilà replongé dans ma plus tendre enfance. Qui ne se souvient pas de cette fameuse boisson « tang » ? Oups je m’égare quelques peu du sujet, veuillez m’en excuser ! Pour ce qui est de Tang (le groupe cette fois) mes souvenirs me ramènent en 2003. A l’époque le groupe sortait « this quietness booms about on the wells like birds« . Un disque assez mélancolique et sombre, qui laissait entrevoir le potentiel énorme de ce groupe. Trois ans plus tard et me voici avec leur dernier effort « another thousand days out of this world« .
Franchement, je n’avais aucun doute de la qualité de ce disque même avant de l’avoir écouté. Il y a des choses comme cela que vous sentez et Tang ne m’a pas fait mentir car ce disque est en tout point remarquable. Dix titres pour quarante minutes de déchirements sonores. Car si le groupe a évolué dans sa manière de composer ses différents titres, ils ont su garder ce coté mélancolique qui fait que chaque émotion est ici décuplée. Le tout est hautement immersif, la douleur est palpable. Forcément, les petites erreurs du précédent opus ont été mis à parti pour offrir une œuvre beaucoup plus homogène dans son ensemble. Tang évite ainsi les longueurs propre aux groupes évoluant dans un style proche que l’on pourra qualifié de post hardcore. En tout cas, il est impossible pour moi de ne retenir qu’un seul morceau. Ce disque a été pensé et conçu comme une pièce unique, ou chaque titre se greffe à son suivant pour finalement ne former qu’une œuvre dense et cohérente. Et si je ne devais rajouter qu’un seul petit bémol, je dirais que Tang à les défauts de ses qualités. Car cette cohérence a un prix et il est vrai que les morceaux se ressemblent quelque peu parfois. Ce sentiment se ressent aux premières écoutes de « another thousand days out of this world » mais finalement s’estompe assez vite une fois le disque digéré. En tout cas, de par sa qualité, vous ne pouvez pas passer à coté d’un tel disque.
Vous reprendrez bien un peu de « tang » ?

ludo

PERTE ET FRACAS http://perteetfracas.org

La seconde livraison de Tang s’est fait attendre. Il faut dire que haute la barre ils avaient placé et le quatuor lillois au tournant étaient attendu. Verdict après trois années de gestation et un nouveau guitariste : le Tang n’a que peu évolué mais ils font tout en mieux. Tang se donne les moyens de ses ambitions, peaufine la production, éclaircit le son, donne de l’ampleur et de l’air à ses compositions tout en gardant le nerf de sa jeunesse, part mixer en terrain nordique chez une pointure suédoise et revient en terres du Nord asseoir son mélange toujours aussi séduisant de musique bruyante et émotive. Tout y est plus efficace. Tout y est plus beau. Tang accentue les contrastes au sein de ses compositions. L’influence des japonais d’Envy pointe son nez. Les montées en arpèges viennent du soleil levant, les passages post-rock se font plus nombreux et les explosions sont virulentes et parfaites de maîtrise. Du travail d’orfèvre et appliqué qu’un excès de mauvaise langue pourrait taxer de convenu mais quand c’est aussi bien fait, on passera outre ce genre de détail.

(skx)

POGOSLAM http://www.pogoslam.com

This Quietness Booms About On The Walls Like Birds In Panic, premier album des lillois, avait laissé une très bonne impression, il y a trois ans de cela … D’emblée, certains avaient lié l’emocore de Tang à des références du genre et pas des moindres puisque ce sont les noms de Reiziger et Envy qui revenaient le plus souvent !

Ce nouvel opus nous remémore encore une fois ces groupes mais ce coup-ci, Tang est parvenu à encore plus s’ouvrir, laissant les contrastes s’exprimer…
En effet, les atmosphères de ce Another Thousand Days, Out Of This World ont été magnifiquement travaillées, il faut dire que la qualité de la production a été particulièrement soignée (le mixage a été orchestré par Magnus Lindberg, officiant avec Cult Of Luna).

Aussi à l’aise pour les titres emocore à la fois survoltés et touchants (« Our Childish Behaviours« …) que pour les séquences instrumentales évoquant Isis et consorts (« Waiting For The Dragon Lady« , « Awake For Days« …), les nordistes déploient leur talent avec des compositions pleines de mélancolie mêlée à l’énergie abrasive des rythmiques.

Au final, Another Thousand Days, Out Of This World parfait l’identité musicale du groupe, la finesse rencontre la noirceur. Superbe.

(Beunz)

REVOLUTIONARIZ  http://revolutionariz.free.fr

Finissons sur une note brutale! Je mets ça à la fin pour que les oreillessensibles puissent s’arrêter là… Quoique, elles auraient tort de ne pas tenter… le diable. Quand on voit la qualité d’albums comme celui de Tang, « Another Thousand Days out of this World », il serait dommage de fuir.D’autant plus que ces français (Lillois) ont vraiment la classeinternationale dans leur domaine, à savoir un « émocore » d’une belleintensité. Mélange de hardcore gueulant et de mélodies portées à une tensionparoxystique (j’insiste sur « mélodies »), l’album est vraiment défoulant sansêtre d’une violence brute. C’est plutôt dans la durée que les compos fontdoucement plier l’auditeur, jusqu’à la cassure, le headbang final! Mais làaussi j’insiste, pas de niaiserie métal brutos. Que du très bon, du trèsintense mais de qualité.

Sep.

IN EXTREMIS NEWSLETTER  # 22
4/5

Je vous avais dit tout le bien que je pensais déjà de ces lillois à la sortie de leur 1er album il y a 3 ans. Pour ce 2nd opus, Tang s’est offert les services de Magnus Lindberg pour le mixage final, aucun souci à avoir au niveau du son donc. Musicalement le groupe a eu la bonne idée de rendre plus concises ses chansons, bien vu là aussi. Non pas que celles de « This Quietness Booms… » s’éternisaient (bien au contraire), mais quel intérêt de refaire 2 fois le même disque ? On retrouve donc leur subtil mélange entre post-hardcore hypnotique à la Envy et une noisy pop/rock touchante d’émotion avec ce qui ne gâte rien, un chanteur qui a fait pas mal de progrès, une section rythmique époustouflante et des riffs à se claquer la tête contre les murs (World Necklace) : putain mais comment ils font ! Alors bien sûr le métalleux de base qui lit cette newsletter n’accrochera jamais à cet univers à des années lumières d’un style bourrin et bas-du-front. Mais pour peu que vous sachiez apprécier la bonne musique quelle qu’elle soit, il serait inconcevable de bouder Tang, les amateurs de la scène suisse genre Unfold / Impure Wilhelmina / Vancouver vont à coup sûr en redemander. Et pensez à prendre une petite laine, les frissons sont une fois de plus au rendez-vous.

Jean Pazola.

THE FRENCH TOUCH WEBZINE http://www.thefrenchtouch.org
5/6

Tang a débuté à l’automne 1997, après plusieurs démos, le groupe se perfectionne et trouve son identité sur scène, avec surtout la découverte de nouvelles influences.
La sortie du premier album « this quietness booms about on the walls like birds in panic » s’effectue au studio le LB LAB de S. Burriez (loudblast). Ecumant les salles de concert de long en large, Tang obtient une reconnaissance unanime.
Leur second album « Another thousand days, out of this world » est toujours produit et distribué par la paire Emolution/Overcome records.
Tang fait partie du courant hardcore tendance noisy. Oui je vois déjà ce que vous vous dîtes : « Houlà encore un sous genre ». Gardons les cages à miel en action petit.
A l’écoute de ce second opus, j’ai immédiatement réécouter l’album inflammable de At the drive-in « Relationship of Command », un album qui est chaudement recommandable soit dit en passant. Je ne sais pas si tu te souviens de cette déflagration sonique, Oh il n’y a pas trois plombes en fait, il date du 12 Septembre 2000. Je dois vous dire que je me suis même demandé si Tang n’était pas un nouveau groupe de la paire Cédric Bixler et Jim Ward. Mais non, pourtant j’en mettrais ma main au feu, tant cette musicalité dense et foisonnante est similaire de feu à celle du combo d’El Paso.
Donc gros sons, guitares rutilantes qui n’hésitent pas à enfreindre le code du rock pour faire basculer les mélodies dans le cimetière. L’énergie de cette musique vaut autant en puissance si ce n’est plus qu’une Elona gay un 6 août 1945 en pays nippon.
Des ambiances glauques s’évertuent à passer le brouillard nébuleux, légèrement angoissante, censé tenir en haleine où contracter la tension, c’est selon. Puis les déflagrations s’amplifient, la tension monte, la lave se dépose. Tang prolonge cette descente de magma, lente progression qui tel un Attila ne laisse que cendre derrière soi.
Le chant est criard, puissant, centré sur ce dosage souple et amer à la fois. Ecorchée jusqu’au boutisme, la musique de Tang est le sacre du choc frontal. Sa puissance est aussi féroce que peut l’être la réelle tension qui émerge de la plupart de ces morceaux.
« Another thousand days, out of this world » est un album incandescent. 

Bir.

VACARM.net  http://www.vacarm.net

Non, Tang n’est pas le livreur chinois du coin. Oui, Tang est un groupe,mais pas de musique traditionnelle vietnamienne. Allez, on se rapproche.Tang et Lille n’ont rien à voir l’un avec l’autre ? Et bien si. Vous n’avezpas trouvé ? Lisez ce qui suit.

Formé en 1997, Tang est un quatuor lillois déjà bien rodé, après un huittitres plébiscité par beaucoup (This Quietness Booms About On The Walls LikeBirds In Panic), le combo débarque une seconde fois avec Another ThousandDays, Out Of This World et fout la claque à son monde, le notre en l’occurrence.

 

Tension totale et permanente, la musique de Tang fait frémir, le chant criérappelle irrémédiablement celui de Davey Havok (AFI) et c’est peu dire («Word Necklace », « Loma »). Sombre et intemporel, l’art de Tang subjugue parsa classe et sa sincérité, les guitares pleurent ou ravagent tout sur leurpassage, la batterie en pleine catharsis assène des coups fatals à chaqueheurt avec les fûts, le chant fait monter la rumeur jusqu’au frisson. On serisquerait presque à prononcer les noms des références fatidiques que sontFugazi et Rites Of Spring, icônes du passé toujours présent, l’emo, le vrai,l’expérimentation, la vraie. L’émotion monte jusqu’à ce que l’on n’en puisseplus, elle se décharge par le cri, seule issue possible (« Ripples of aForgotten Radio Song »). C’est beau tout simplement, les plus émotifs aurontla larme à l’œil, combien de groupes procurent encore cette sensation d’ascension vers le sublime ? Preuve par l’exemple : un long instrumentalclôture « Waiting for the Dragon Lady », le rythme s’accélère doucementmais surement pour arriver à un point culminant où tout s’arrête net. 

Délicieuse frustration.

Tang a trouvé le chemin conduisant à la porte de l’Olympe musical français, reste aux lillois à en trouver la clé, ça sera pour bientôt, c’est sûr etcertain. Another Thousand Days, Out Of This World n’est pas le genre d’albumque l’on lâche facilement, prévenez votre entourage, une fois ce dix titresentre les mains, on ne vous reverra plus avant un bon moment. Tang, c’est latempête prémonitoire de la musique française, des années d’avance sur ceuxqui ressassent le passé depuis toujours. Que reste-t-il lorsque l’orage dudésespoir est passé ? Pas grand-chose. Bienvenue sur Terre… 

LE CHANT DU GRILLON  http://lechantdugrillon.free.fr

Les moins jeunes (mais toujours jeunes si si), ce souviennent de l’horriblemixture que nos grands parents (pas toujours fute fute) nous obligeaient àboire. Mais si rappelez-vous une sorte de poudre qui claque même pas dans labouche, il fallait la mélanger avec de l’eau et ça te filait le goût del’orange et bien là : ça n’a rien à voir. Il s’agit d’un groupe deMeeeeeeetal qui nous livre un album sans concession. Alors, j’ai souffert enécoutant ce skeud, car leur style n’est pas le mien. Sauf que, tout le mondem’en faisant louanges et mortecouille : ma curiosité a pris le pas sur mafainéantise, c’est dire ! La première écoute m’a carrément déconcerté, laseconde m’a pétrifié, ce n’est qu’à la troisième que j’ai commencé àpénétrer dans l’univers quelque peu torturé de Tang. A la 4ème , WorldNecklace à prix possession de mon cerveau, ce titre ne voulait plus sortir.J’avais beau écouter les autres, rien à faire. Soudain à la 5ème , c’estRipples et son intro radiophonique qui c’est fait un devoir d’user moncortex. Puis, ce fut la bascule, je ne pouvais plus retirer le skeud de mondisc-man et c’est à la 250ème que je me suis dit : c’est donc vrai… Cegroupe est mortel. Naturellement, plusieurs questions me taraudaient et ilfallait que je partage cette impression.  Est ce qu’Olivier connaît ce groupe ? Oui, m’a-t-il dit et kek l’en pense lechti gars ?Merci pour le cadeau !! 

L’emo n’est pas vraiment mon style de prédilectionet en plus tu me piques ma vanne sur la boisson Tang !! Merci pour le cadeau, et cette fois je suis sérieux car Tang déménage. Cet  album est dangeureux, on a l’impression que la première écoute se passe sanssoucis et on finit complétement accro ! La musique est énergique, puissanteet les vocaux criards entêtants. Encore merci de m’avoir fait découvrir Tang! Je te ressers un verre ?!

 

 

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NEW NOISE webzine (www.new-noise.net) angl

June 2006

« Dropping somewhere between Isis’s slow motion growl metal and shifting, jerky dynamics taken from a time when emo was actually post-hardcore instead of haircut pop for girls, Tang are at the top of French rock’s tree, if only by comparative default. Further clues come from the involvement of Cult Of Luna’s Magnus Lindberg, who mixed ‘Another Thousand Days…’, with a related moody-soundscapes-minus-pretension approach reflected in several lush lulls. It’s the noise of brave new worlds and an uncertain future given anenergetic kick of semi-righteous anger. And Tang undoubtedly deserve greater rewards than their dull moniker might suggest. »

Adam Anonymous

DIE.BLUMCHENTAPETE.de  (www.die-bluemchentapete.de) all

          July 2006
9/10

die aus frankreich stammenden ‘tang’ haben die tage ihr zweites album ‘another thousand days, out of this world’ an den start gebracht. 10 songs, die sich im wahrsten sinne des wortes gut 41 minuten in deiner bude entfalten. und schon der opener ist das erste brett, dass dir tang mal eben vor die fresse kloppt. mit einem hammermässigen, komplexen soundgebirge eröffnen tang hier die jagdsaison. und dann wenn du denkst, ok es wird ruhiger, die gebirge sich lichten, dann bumm, gehts grad weiter im text. wenn dich die verbreakten gitarrenriffs mal wieder ins nächste comingdown gestossen haben und dein körper wieder aufschlägt im hier und jetzt, dann bist du angekommen auf ‘another thousand days out of this world’.
tang legen hier mit ihrem sperrigen emocore, der gerne auch mal in den posthardcore ausbricht mächtig einen vor. oder ist es jetzt posthardcore der in den emocore ausbricht. macht euch euer eigenes bild! die sehr rockig gehaltenen songs kommen mit fetten hooks, die dich jedesmal mitreißen in die tiefe um dich dann wieder auszuspucken, aber für ausruhen ist hier keine zeit. der zweistimmige, ja fast schon melodische gesang dann setzt dem ganzen die krone auf mit seinen emotionalen ausbrüchen und vor allem seiner energie.

so machen tang hier extrem ansprechenden sound, der zwar teilweise sehr schwermütig ist, aber auf der anderen seite für eine emotionale überflutung erster sahne sorgt. erinnert so’n bißchen an alte twelve hour turn oder menfolk.


NOISE  (www.noise.fi) all

          July 2006
9/10

Siinä missä Callisto on metallia, Tang on punkkia. Tämä ajatus mäjähti päähäni heti ensimetreiltä, niin tutun kuuloisia melodioita alkoi ilmoille pursuta. Kyseessähän on ranskalainen, jo vuonna 1997 perustettu yhtye, joka on julkaissut aikaisemmin muutaman demon ja debyyttialbuminkin. Jonkinasteisesta hypestä kotimaassaan nauttiva bändi lakaisee heikommat pöydän alle kakkoskiekollaan, siinä määrin mahtava paketti Another thousand days, out of this world on.

Tang luokittelee itsensä emoksi, mikä tuntuu olevan nykyään varsin laaja käsite. Tang on kuitenkin sieltä rankimmasta päästä: kitarat luovat tunnelmaa sahamaalla massiivisia ja surullisia melodioita rytmiryhmän takoessa alle todella tukevan pohjan. Tang soi yhteen loistavasti, jokainen bändin jäsen tietää paikkansa, basistin ja rumpalin yhteistyö on saumatonta, eivätkä kitaratkaan saa osakseen moitteen sanaa. Mielettömän tarkasta soitosta huolimatta levy ei kuulosta kliiniseltä, vaan saundit ja raastavat vokaalit tuovat musiikkiin eräänlaista punk-henkeä. Näin se tehdään, kun se osataan.

Vokaalit ovat silkkaa hardcorea. Levyltä uhkuaa epätoivoinen ja tuskallinen olotila, ja tällä kertaa rääyntä vain yksinkertaisesti on ainoa tapa, jolla tämä musiikki toimii. Räkäiset huudot luovatkin mielenkiintoisen kontrastin taiturimaisen ja tarkan soiton kanssa. Koko aikaa kitarat eivät jyrää, välillä kuullaan akustisia osioita, toisinaan taas meno yltyy miltei kaoottiseksi, mainitakseni mm. kappaleen Waiting For A Dragon Lady, jonka puolivälissä kuullaan erittäin saatanallinen tappo-osio, jota voisi luonnehtia parhaiten termillä tulivuorenpurkaus. Mahtavaa.

Jos jonkinlaisia heikkouksia pitää nimetä, yksi voisi olla, että jossakin vaiheessa levy alkaa väkisinkin toistaa itseään. Vaikka yleisimmät ratkaisut Tang välttää, ja kuulostaa siinä mielessä tuoreelta, muistuttavat omituiset kompit kenties liikaakin toisiaan. Ja kun kitarat tuntuvat vetävän samantyyppisiä leadeja melko monessa kappaleessa, alkaa puutuminen hiljalleen vaivata. Itseäni tämä ei suurestikaan haitannut, sillä se vain korosti levyn ahdistavaa tunnelmaa. Tang toimiikin pääsääntöisesti kokonaisuutena, yksikään biisi ei ole yli muiden, vaan kokonaisuus jyrää. Tämä bändi ei tee kappaleita vaan levyjä.

Todella positiivisen kuuloista mäiskettä, joka saavuttaa miltei noisen veroisen ahdistavuuden. Kun tähän lisätään mieletön groove ja soittotaito, saadaan aikaiseksi niin bueno kombinaatio, ettei tätä voi kuin suositella. Ja pakko vielä mainita, että Ripples Of A Forgotten Radio Song on hienoimpia biisinnimiä, joita olen nähnyt.

Pähkinänkuoressa: Osta.


MUSIC webzine www.music.ch sui

          June 2006

« Tang kommen aus dem Norden Frankreichs. Ihr zweites Album haben sie in<>Norwegen aufgenommen und legten die Produktion in die Hände von MagnusLindberg (Cult Of Luna). Ihr Sound ist eine Mischung aus Emo-Core undNoise-Rock.

« Another Thousand Days Out of This World » ist geprägt von Kontrasten.Zwischen winterlicher Stille und sommerlichen Gewittern. Zwischeninstrumentalen Sound-Landschaften im einen Song und brüllenden Wutausbrüchendes Sängers im nächsten. Die Gitarren sind nur leicht verzerrt, die Riffsabgehackt, die Schlagzeug-Breaks hektisch. Die epischen Harmonie-Bögenwerden durch den bellenden Sänger kontrastiert, der ein wenig an Zack de laRocha von Rage Against The Machine erinnert. Der Gesamteindruck istüberwiegend lärmig. Die CD hat irgendwie was an sich, ist aber ziemlichschwer zugänglich. »

Roz

          CREATIVE ECLIPSE webzine www.creative-eclipse.com sui

 7/10 july 2006
Tang entstammen dem nordfranzösischen Lille und haben sich schon 1997 formiert, aber erst mit ihrem 2002 Demo und dem darauffolgenden Album « This Quietness Booms About On The Walls Like Birds in Panic », auf Emolution, dem ortsansässigen Label, erschienen. Musikalisch bewegt sich das Quartett in Post- Rock / Emo Gefielden und präsentiert 10 eher feinfühlig anmutende Stücke, die natürlich mit der nötige Melancholie und Theatralik vorgetragen werden. Stellenweise erinnern mich Tang sogar an Refused, womit der Bogen zur Produktion des Albums geschlagen ist: denn produziert wurde « Another Thousand Days, Out Of This World » von Magnus Lindberg (Cult Of Luna) und das an keinem geringeren Ort wie den Tonteknik Studios in Umea, Schweden. Wirken Tang auf den ersten Blick doch schüchtern, so wächst dieses zweite Album mit jedem hören mehr. Kraftvoll und präzise auf den Punkt wirkt das Zusammenspiel des Vierers. Das ansprechende Artwork entstammt der Hand des französischen Mush (Queens Of The Stone Age, Hellmotel etc.). Infos, Höreindrücke auf tangtangtang.net


IMPERIUMI.net fin

          July 2006

Ranskalainen Tang seikkailee jossain noisecoren ja emon välimaastossa. Oikeastaan bändin voisi niputtaa samaan sakkiin vaikkapa Cult of Lunan, Calliston ja Isiksen kanssa, tosin Tang on hitusen emompi. Yhtye luo vahvoja tunnelmia yöllisen leijailevissa kappaleissaan ja soundimaailma on sopivan raskas, mutta selkeä. Edellä mainittuihin yhtyeisiin tottuneena on laulua ehkä hiukan liikaakin, varsinkin kun ulosantia on melko yksipuolista rähinää. Esimerkkiyhtyeisiin verrattuna Tangin kappaleet ovat myös lyhyempiä, eikä niin maalailevia ja hitaasti kasvavia.
Tang ei ole mikään suuri tapaus kyseisessä genressä, mutta ihan hyvä tulokas silti. Levyä kuuntelee taustalla, mutta palavaa halua siihen ei synny. Varsinkin kun esikuvat ovat paljon parempia.

Tuomas Valtanen


ROCK SOUND (french edition – translation by Naki)

April 2006

“Two years after the first remarkable 8 tracks, the Northerners from Tang continue their descent into hell, with a second album that will mark an epoch. “Another Thousand Days, Out of this World” is a journey you wont return from unharmed. Mixed by Magnus Lindberg (Cult of Luna) at Tonteknik Studios in Sweden (the ones that saw Refused, Breach, The Hives), these ten tracks bewitch you by their violent skin-deep emotions, close to Yage, Planes Mistaken for Stars or, Reiziger. Out on the 10th of May on Emolution/Overcome.”


PUNK RAWK (french edition – translation by Naki)

April/May 2006

“Tang was this orange-flavoured drink from our childhood. This one is from Lille and situates itself far from sunny soda advertisements. On the contrary, it proposes an inside travel, an introspection deep within the self. After a remarkable first album, Tang signs a second skin-deep record on which emotions are unrestrained. “Another Thousand Days, Out of this world” grabs the guts and strikes straight in the heart. Ten tracks mixed by the Swedish Magnus Lindberg (Cult of Luna), playing on the shift between post-hardcore and emo climates, moments of calm and violence. A success.”


ROCKONE (french edition – translation by Naki)

20 April 2006

“Despite a long title, the first record of the Northerners from Lille, “This Quietness booms about on the walls like Birds in Panic”, hadn’t left us unstirred. The second one will produce the same effect, expressing with subtlety its noisy, post hardcore influences (“Awake for Days” and its magnificent finale), along with bewitching and fascinating emo touches. Mixed by Magnus Lindberg, the production is thundering in itself. Always skin-deep, raw and sweet at the same time, the music alludes to Envy, yet more rock, to Thursday, yet more post-rock for the renowned ones, and to Amanda Woodward or Third Memory in their colleagues, made in France. And we suddendly feel caught in a daydream, about a French scene gathering the success it deserves.” (9/10) Felix Lejeune.

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