TANG

Reviews of « Dynamite Drug Diamond »

METALORGIE – www.metalorgie.com | 05/2012 (16.5/20)

Enfin ! Tang a daigné donner un successeur à Another Thousand Days, Out of this world : Le combo qui navigue entre PostHardcore, Emo et Indie lâche donc ce Dynamite Drug Diamond après plusieurs mois d’attente. En effet, les lillois annonçaient déjà en 2010 être en studio et il fallut cependant attendre les premiers jours de 2012 pour jouir du droit d’écouter ce nouvel opus.

Entretenons le suspense, le mystère et faisons un rapide retour en arrière. Tang, ce sont 2 opus à la qualité crescendo, dont Another Thousand Days … montrait une véritable empreinte et diversité musicale. 2 chanteurs, des mélodies flirtant entre Emo / Indie / … avec quelques touches (lointaines) de Thrice ou Thursday et des titres assez inoubliables (« World Necklace ») ont façonné Tang depuis 2000.
12 ans plus tard, Tang refait le monde en 50 minutes avec toujours cette étincelle au fond des yeux, ces effluves Rock et ces sonorités qui suivent le fil rouge lancé par l’album précédent.
Car les musiciens jouent toujours sur les mêmes aspects de leur musique et dès l’ouverture de « Highway Encounter », il n’est pas difficile de retrouver des airs de famille avec « Loma » ou « The Highest Branch ». Pourtant, Tang ne vit pas sur son passé, ne ressasse pas les mêmes mélodies encore et encore mais s’évertue à aller de l’avant sans oublier ses racines.

Dynamique, sincère et réfléchi, il y a de quoi se faire plaisir sur Dynamite Drug Diamond. Point de baisse de régime, de temps mort ou de passage calme mal amené. Les riffs et la partie rythmique s’emboitent à merveille (« Run&Run & Die » ou « Wrong Place, Wrong Time ») et savent se renouveler pour éviter un bis repetitae fadasse et sans âme, notamment grâce à certains apports extérieurs (« Hellissandur »). Quelques passages donneront d’ailleurs des frissons aux amateurs de montées en puissance ou de tenues en haleine (« Hellissandur » ou « Rose Out of Chaos »).
De même, les lignes de chant n’ont pas subit de métamorphose marquante, avec toujours ces mots clamés en anglais dont certains refrains n’ont aucune difficulté à rester en tête (« Wrong Place, Wrong Time »).

Globalement, il n’y a absolument rien à dire de négatif sur ce nouveau Tang : Avec un bon démarrage, Dynamite Drug Diamond s’en sort plus que bien derrière son packaging peaufiné. 6 années pour ce résultat, reste juste à espérer qu’il faille moins longtemps pour la prochaine livraison de cet acabit.

CORE & CO – www.coreandco.fr | 02/2012 (8.75/10)

Il y a des groupes aux noms évocateurs tels que Tang qui ouvrent la porte à moult jeux de mots boiteux. Autant dire que c’est du pain béni pour le journaleux en panne d’inspiration. Facile pour un titre à plus d’un titre, Tang est aussi bon que le fruit. Et pour Dynamite Drug Diamond, le fruit en a mis du temps pour tomber de l’arbre ! Il a fallu que l’arbre fasse une fleur, qu’on vienne ensuite la butiner, puis que le fruit se gorge de sucre pour mûrir et alors se poser sur la pelouse pour être enfin récolté. Tout ça en 6 ans, soit 24 saisons. On n’y croyait plus. De l’aveu même des membres du groupe, il était temps ! Temps de sortir cet album longuement travaillé, temps de sortir de la rubrique nécrologique également. Mais il faut parfois faire preuve de la plus sage patience pour profiter pleinement d’un fruit aussi mûrement abouti que Dynamite Drug Diamond.

Les chiens ne font pas des chats et Tang fera toujours du Tang. Reprenant là où Another Thousand Days Out Of This World nous avait laissé, le groupe relance la machine avec ce son bien caractéristique, et ce dès les premiers instants de « Highway Encounter ». Du rock noisy en rupture aux plans teintés de post hardcore, la palette du groupe semble s’être cependant étendue à de nouvelles sonorités ; jusqu’à même inclure des trompettes sur « Helissandur » ou du violoncelle sur « Roses Out Of Chaos ». À l’image des deux chants qui se répondent l’un à l’autre, alternant phrasé, scandé, crié et maintenant chanté, le groupe a pris la mesure du potentiel de chacun de ses membres. Pas de doute, Tang a pris le temps de chiader ses arrangements tout en gardant cette urgence et cette évidence dans chaque morceau. Rien n’est donc laissé au hasard, Dynamite Drug Diamond est plein là où Another Thousand Days… pouvait sembler incomplet. L’expérience certainement, le temps et l’intransigeance surtout. Bénéficiant d’une production signée Bosshog et d’un tracklisting irréprochable, les 48 minutes que durent l’album semblent être irrémédiablement liées les unes aux autres, sans que l’attention ne puisse retomber.

Dynamite Drug Diamond est l’album qu’on attendait, ou pas, ou plus. Toujours avec cette tension électrique (ici en version 3.0), la musique de Tang a cette fois pris le temps d’éclore. Comme pour prouver que tout n’est pas qu’une histoire de sprint ; attitude quasi contradictoire avec la période que nous vivons. Alors, cette nouvelle mouture vaut-elle six ans d’attente ? Clairement, oui. Pourquoi ? Parce que le disque est foutrement construit et envoûtant, ravalant ainsi la façade de l’édifice post hardcore. Rien que ça. Tang, c’est loin d’être de la petite limonade. Damned, je me remets à faire des jeux de mots boiteux !

MOWNO – www.mowno.com | 03/2012

Silencieux depuis le mémorable “Another Thousand Days Out Of This World“, Tang – que l’on a cru un moment disparu – préparait finalement dans l’ombre son troisième album avec application, patience et exigence. Six années de labeur pour enfin nous revenir plus mûrs et plus affutés avec “Dynamite Drug Diamond”, nouvel effort qui, tant par sa proposition musicale que sa forme (artwork et packaging magnifiques), va très certainement marquer ce retour à l’encre indélébile. En effet, avec le même line up et un cinquième élément travaillant dans l’ombre à l’écriture des textes, le combo reprend les choses là où il les avait laissées en 2006, redonne vie à un son caractéristique entre rock noisy et post hardcore, à ses rythmiques trempées, et ses chants tantôt hurlées ou phrasées, aux mélodies imparables. Le tout logiquement servi par une habilité de jeu croissante et une production impeccable.

“Dynamite Drug Diamond”, c’est un concentré d’émotions brutes lâchées du bout des nerfs, onze titres offerts à l’imaginaire poétique qui s’enchainent avec une fluidité déconcertante, 48 minutes de rock à la fois intenses, vives et délicates. Dès l’entame “Highway Encounter”, le groupe reprend ses marques: rythmiques sèches et précises, ligne de chant entêtante, guitares acérées, et basse en parfaite communion. Effet jubilatoire garanti. Et c’est sans compter les tubesques ”Run And Run And Die” ou “In Loving Memories” dont le refrain ranimera à certains la mémoire de Favez tant sa ressemblance (anecdotique) avec les suisses est flagrante.

La suite? Du Tang à la sauce Tang sur “Paint In Black”, “Wrong Place Wrong Time” dont l’intro plus aérienne laisse place à un mur d’‘énergie à l’efficacité maîtrisée, ou encore sur “Hellisandur” à la rythmique guitare tranchante, vive et tendue. Aussi, sur “To Wake Up With A Broken Heart”, les Lillois nous achèvent avec un mid tempo hypnotique et ouvert sur des lignes mélodiques épurées. Enfin, l’incursion d’un violoncelle sur l’instrumental « Roses Out Of Chaos » finit de porter l’estocade à nos oreilles ravies et déjà bien chahutées.

De bout en bout, “Dynamite Drug Diamond” nous bouscule et nous chavire dans un univers singulier, cohérent et riche de propositions. D comme Dynamite pout l’impact que procure cet album; D comme Drug parce qu’on en devient accro; D comme Diamond parce que cet opus risquerait bien de le devenir. Tang est tel un orchestre philarmonique des temps modernes qui aurait troqué ses instruments classiques pour un mur du son.

NAWAK POSSE – www.nawakposse.com | 03/2012

Oyé Oyé brave gens ! Non, vous ne rêvez pas,TANG est de retour ! Après une (trop longue ?) absence de six ans, les quatre Lillois sont de nouveau prêt à envoyer la sauce avec un  » Dynamite Drug Diamond  » flambant neuf.
A l’écoute, la  » patte  » TANG est bien là, pas de doutes possibles, et le son n’a pas perdu de son identité bien au contraire, il a même pris de la hauteur, de l’intensité. C’est au détours de plans qui se veulent à la fois noise, torturés et enchevêtrés dans des harmonies limpides que les titres prennent vie, nous faisant planer à 10 000 mètres d’altitude.
Chargés d’une énergie implacable, les différents morceaux s’enchaînent laissant apparaître un mélange des genres plus prononcés que sur les anciens albums. Les parties de chant mélodiques criés ont pris une place plus importante au sein des titres et le tempo est plus rapide qu’avant.
Les arrangements peuvent faire parfois penser à du COMEBACK KID sur l’album  » Broadcasting  » ou à du UNDEROATH avec  » They’re Only Chasing Safety  » ou du LIFE IN YOUR WAY. Positivement bénéfiques, ces années passés à travailler sur le projet ont permis au groupe d’édulcorer intelligemment les compositions et renouveler une texture existante déjà bien costaud.
 » Dynamite Drug Diamond  » est une vrai réussite, une tuerie, une bombe comme l’on en fait plus. Les gars, bravo, vous m’avez de nouveau conquis, la première fois, c’était y a 9 ans à Caen.

W-FENEC – www.wfenec.org | 04/2012

L’immense claque Another thousand days, out of this world date déjà de 2006 quand Tang annonce son retour dans les bacs avec un album enregistré avec Clément Decrock (ex-batteur chez Lyzanxia, toujours chez General Lee et qui bosse au Boss Hog studio où sont passés entre autres As We Bleed, The Prestige, From Dying Skies, The Gay Corporation…) puis masterisé aux Etats-Unis par Bob Katz (spécialiste du son, du jazz et de musique classique).

Dynamite drug diamond ramène le groupe à ses premières amours et émo-tions en les éloignant quelque peu de l’orientation post-hardcore du précédent opus. Les Lillois chassent de nouveau davantage sur les terres d’Envy et Thursday et ce n’est pas pour me déplaire même si j’avais adoré (le mot est faible) leur offrande il y a six ans. Parce quelque soit leur inspiration du moment (qu’il fut long ce « moment »), Tang a du talent. Et pas qu’un peu ! Répondant toujours présents quand il s’agit d’envoyer des riffs dynamiques et percutants, de placer des lignes de chant émotives ou hargneuses (la juxtaposition des deux sur « Run and run and die » est juste géniale), d’écrire une douce partition de basse pour nous attendrir (celle de « Eve of ceasefire talks » par exemple), de jouer sur les peaux pour nous hérisser les poils (« Hellissandur »), Tang nous procure un plaisir continu jusque l’ultime « Roses out of chaos », titre instrumental orgasmique et laisse même le petit temps d’apesanteur qui suit immédiatement la petite mort à une guitare sans distorsion accompagnée d’un violon.

Encore une fois, on est servi, Dynamite drug diamond est excellent d’un bout à l’autre et si on a moins l’effet de surprise que sur le précédent (parce que putain que c’était classe de découvrir un tel niveau !), on se délecte de ce Tang cru 2012 en se permettant un gros reproche qui est aussi une supplique : pitié, ne laissez pas 6 ans entre deux albums…

SHOOT ME AGAIN – www.shootmeagain.com | 04/2012

On les croyait disparus. 6 ans de silence, c’est long. Mais TANG revient, un peu par surprise, alors que l’on ne les attendait plus. Autant dire qu’un retour après une absence si grande, ce n’est pas facile. De l’eau a coulé sous les ponts depuis l’excellent Another Thousand Days Out Of This World et on se demande à juste titre si les Français auront la capacité d’emboîter le pas à cette album sorti en 2006.

Dynamite Drug Diamond va rassurer de suite. Dès les premiers accords, on retrouve bien le TANG que l’on connaissait. Et comme quoi de la bonne musique interprétée par un bon groupe, reste de la bonne musique, TANG et ses compositions n’ont pris aucune ride.

Entre Emo-core, Screamo et Indie Noise, la musique de TANG est toujours aussi prenante. Elle s’est même élargie à de nouvelles sonorité sans rien concéder à ce qui donnait son impact. On entendra de la trompette (Helissabdur) et du violoncelle (Roses Out Of Chaos) mais aussi quelques influences plus Post-Rockiennes sur l’instru final Roses Out Of Chaos.

Si le silence fut long, il semblerait que TANG n’en ait pas profiter pour dormir. Le groupe a grandi et mûri incontestablement à l’écoute de cet album. L’ampleur du résultat est exponentiel à l’attente. Les arrangements sont encore plus percutants. Les mélanges des chants encore plus efficaces. Les tensions plus fines mais surtout boostées.

A tout cela, on peut ajouter une production irréprochable. Calibrée au style des Lillois. Et un écrin de carton noir magnifique aussi sobre et somptueuse que le groupe. Alors oui, il a fallu s’armer de patience au point de ne plus croire à une suite, mais le résultat en vaut clairement la peine.

ALL GLORIOUS – www.allglorious.com | 04/2012

Je les aime bien, moi, ces formations « noisy » qui ne cherchent pas à s’engoncer dans un registre plutôt qu’un autre. Le petit communiqué du groupe, qui accompagne la sortie de ce nouveau Tang intitulé Dynamite Drug Diamond, est d’ailleurs assez explicite sur le sujet : « la musique du combo évoque tour à tour le rock, le post-hardcore, la noise, l’émo originel, le post rock… Sans pour autant coller aux standards ». Si la formation lilloise, riche de ses 15 ans de carrière, tutoie effectivement les dits-registres, toute tentative d’étiquetage devrait rester vaine face à ce que je définirai comme un rock de compétition aussi énergique qu’intense. Tout simplement.

Je vais être honnête avec vous, je ne connaissais pas bien Tang et je suis ravi d’avoir pu réparer cet écueil avec ce nouvel opus que le groupe prépare depuis quelques années. Je vais, probablement, vous sembler brutal dans mes comparaisons, mais, à première écoute, j’ai, de façon successive, pensé à Billy Talent, aux français, depuis longtemps séparés, de Tyler ou encore à Hell Is For Heroes, dans cette façon de rendre corrosif chaque riffs et lignes de basses, ainsi que dans l’excentricité du timbre de voix. « Highway encounter » pose le socle d’un rock intense, aux effluves post-hardcore il est vrai, dans cette maîtrise des ambiances, alternant screams lourds, vociférations plus aigües et harangueuses, puis chant clair, et ce tout au long des 11 pistes qui jalonnent l’écoute. Ma préférence va aux titres « Run and Run and Die », véritable brûlot que la finesse des guitares fait scintiller, et « Hellissandur », plus solennel, plus grave. Ce dernier bénéficie d’une rythmique insistante doublée d’une précision extraordinaire. Quelques effets de dissonances en fin de morceau et l’ajout d’une trompette, donnent à celui-ci un caractère définitivement original et intense.

Citons également l’intense « Lost in prayers », l’auguste « Life of shooting stars » et son phrasé-déclamé, ainsi que le puissant « Roses out of Chaos », ses guitares affutées qui dégringolent comme l’orage et son final plus calme, plus orchestré aussi. J’aurai pu nommer ici chaque titre de l’opus tant l’ensemble forme un tout d’une rare cohérence, chaque note est séduisante de la première à la dernière minute, à souhaiter que ce voyage ne s’arrête jamais. C’est certain, on tient l’un des gros disques de cette année 2012.

Ce Dynamite Drug Diamond ne manque pas d’atouts. Son intensité, son émotion sauvage, sa violente harmonie, m’ont ramené à l’époque des samplers Rock Sound, qui, très souvent et à raison, vantaient les mérites de ce Noisy rock avec Tang, justement, au milieu des Feverish, Monroe est Morte et autres Serafin. En termes d’énergie brut et de nappes mélodiques, je dois avouer ne pas avoir pris une telle claque depuis l’album II des Billy Talent, dans un registre légèrement différent. Tang nous offre, à bien des égards, un disque de haute volée, qui risque de mettre à mal la concurrence autant qu’il transportera son auditoire. Prodigieux.

PAVILLON 666 – www.pavillon666.fr | 04/2012 (8.5/10)

TANG, voilà un groupe de nordistes que j’aurai découvert presque par hasard et sur le tard, lors d’un de leurs passages dans mes contrées de Boulogne sur Mer. Une chose est sure, TANG m’aura laissé une très bonne impression lors de ce concert, et je suis rapidement devenue adepte de leur « Another Thousand Days, Out of This World » sorti en 2006. TANG c’est ce qu’on peut appeler du « Noise Rock / PostHardcore / Emo », bien loin de ce que j’écoute habituellement et pourtant, ils ont su me convaincre grâce à un son péchu qui leur est propre. Ils ont d’ailleurs convaincu rapidement énormément de monde et ce, dès leurs débuts en 1997. Leur premier album sorti en 2003, enregistré au studio LB LAB (LOUDBLAST) et diffusé via le label « Emolution », leur permet de se faire réellement remarquer et le quatuor enchaîne rapidement les concerts. Pour la sortie du deuxième album, dont je parlais un peu plus haut, TANG bénéficie du soutien de « Domaine Musiques », et enregistre aux « studios Feeling » et mixe en Suède au « Tonteknik Studio » avec Magnus Lindberg (CULT OF LUNA). Le groupe reprend la route et est même sélectionné comme Découverte du Printemps de Bourges. Nous voilà en 2012, six ans plus tard, TANG revient alors en force et pour le plus grand plaisir de ses fans, avec un « Dynamite Drug Diamond » sorti le 31 Janvier dernier.

Quand je papote ci et là au sujet de TANG et qu’on me demande à quoi ça ressemble, je suis incapable de répondre autre chose que… « à TANG » ! Et dès la première écoute de cet album, on ne peut que se rendre compte que le combo n’a en rien perdu de ce son qui leur est propre et qui fait qu’il se démarque avec succès de bon nombre d’autres groupes. Par contre, depuis que je connais leur musique, j’ai toujours divisé les morceaux de TANG en deux registres distincts : les morceaux péchus et ultra rythmés, et les autres morceaux, dans un esprit un peu plus torturé.
Ce « Dynamite Drug Diamond » n’échappe pas vraiment à la règle, et on retrouve à nouveau ces deux registres.
L’excellent « Highway Encounter », par exemple, nous entraîne directement dans le bain et nous fait taper du pied, une excellente entrée en matière avec ce premier titre. Guitares et Basse en parfait accord, batterie appuyée et péchue, rien n’est laissé au hasard. On reconnaît bien là la compo et la rythmique ultra carrée de nos 4 nordistes. On aura la même impression d’ailleurs sur « Eve of Ceasefire Talks » et « Wrong Place, Wrong Time » qui m’auront donné l’envie de me bouger comme j’avais pu le faire sur « Ripples of a Forgotten Radio Song » du précédent album.
Du côté plus torturé, on a les morceaux « Run and Run and Die » qui nous emmène dans un univers un peu plus sombre. Idem pour « Hellissander », malgré sa deuxième partie de compo qui nous renvoie presque à des rythmes ethniques. On appréciera aussi l’aspect plus sombre de « Life of Shooking Stars », un de mes morceaux préférés dans ce D.D.D. L’aspect « son grésillant » utilisé au début et avec parcimonie dans le titre en lui-même amène un plus au morceau, une petite originalité qui ne déplaît pas. La touche Screamo dans le dernier tiers du titre ajoute également une dimension supplémentaire à un album pourtant déjà riche de tout.
Je vois venir d’ici les détracteurs… Les chants de Xavier Damarey et Bastien Gournay y sont pour beaucoup dans le fait que TANG ait un son bien particulier, mais le morceau instrumental « Roses out of Chaos » qui clôture l’album nous rappelle, comme les morceaux précédents l’avaient déjà fait, que TANG, c’est aussi une qualité technique énorme, grâce à 4 musiciens de haut niveau.

En bref, TANG nous délivre là un album à la hauteur de nos espérances, fidèle à son registre et à sa musique. La production est excellente (NB : L’album a été enregistré au « Boss Hog Studio », avec Clément Decrock (GENERAL LEE) et masterisé aux USA par Bob Katz). A noter que lors de l’enregistrement, TANG s’est entouré de plusieurs artistes ayant apporté une petite touche supplémentaire dans certains titres de l’album (Violoncelle, Trompette, Percus…). Un tas de « plus » qui s’ajoutent à un album qui est un « plus » à lui tout seul. On ne peut que saluer également le travail réalisé sur le packaging, qui se veut graphique et sobre, tout en étant original et attirant. Que dire d’autre que… « Bravo! » ?

ZIKANNUAIRE – www.zikannuaire.com | 04/2012 (5/5)

Six ans, oui, six longues années que j’attendais une suite à l’album précèdent, à croire même que le groupe avait disparu tel la boisson éponyme de notre jeunesse. Mais, que nenni, j’avais un petit mail régulier de réponse qui me conseillait la patience, qu’il allait arriver et voilà, 2012 fut la bonne année et comme tout vient à point à qui sait attendre.

Dès la première écoute, il m’a fallu rentrer dedans car mon exigence n’ayant pas de limite, il me fallait la perfection pour faire suite à Another Thousand Days Out Of This World dont j’avais mis un dix-huit sur vingt à l’époque où j’écrivais pour un autre webzine.

Donc qu’en est-il aujourd’hui ? Après une trentaine d’écoute en un mois, et bien, ils atteignent presque la perfection mais d’abord c’est la qualité de la performance qui saute aux oreilles. Tout a pris en maturité, les chants d’abord avec déjà une plus grosse présence de Bastien (batterie) et l’alternance des chants avec Xavier (guitare) est renforcée. Les montées en puissance sont énorme Run And Run And Die et son final à tomber par terre, directement emboité par Paint In Black qui vous lamine la cervelle avec son refrain entêtant à souhait, top ! Eve Of Ceasefire Talks, comment dire, exceptionnelle, final tout en mélodie, j’en reste sans voix. In Loving Memories question réponse des deux gars, et ensemble pour le refrain, dantesque. Arrive ensuite Wrong Place Wrong Time qui comme son nom l’indique n’est pas forcement gai, mais qui joue énormément sur l’ambiance, du plus bel effet et encore un coup de maitre car elle vous reste bien en tête.

Dans chaque album de Tang, il y a un titre qui ne vous lâche pas, celui qu’on appelle le tube, sur le premier de 2003, il y avait She died In June, en 2006 il y avait Rats on Oksti et sa ligne de basse magique, en 2012 il faudra compter avec Hellissandur qui est purement et simplement incontournable, une sorte de grosse montée, les chants magnifiques, des cuivres judicieux renforçant la mélodie, le plan de batterie extraordinaire et le final en larsen façon Unwound…merveilleux.

Je pourrai donc continuer comme ça pendant des pages et des pages, cherchant les comparaisons, tiens ici, le petit plan, là sur To wake Up With A Broken Heart, ça ressemble à Blonde Redhead, là par contre le chant me rappelle Envy, à quoi bon tergiverser, on sait tous que Tang c’est bon tout simplement.
Jusqu’à la fin de l’album, on prend un enchainement de crochets et d’uppercuts dans la face, monumental. La ligne de basse de Life Of Shooting Stars vous baladera à travers vos songes les plus mélancoliques et sans forcément vous tirer la larme.

En définitive, Tang est un groupe qui m’a conquis il y a six ans, même si je les attendais au tournant sur cet album, j’avais peu de chance d’être déçu, non pas que Tang soit un gage de qualité (quand même un peu), mais surtout qu’on sent dans leur musique que rien n’est laissé au hasard et que le travail est perceptible rien qu’à l’écoute de ce disque. Chapeau bas les gars, vivement la scène au mois de septembre.

METASTASES – metastases.over-blog.com | 04/2012

Lorsque l’on retrouve une vieille connaissance, un ancien amour, il y a toujours un certaine appréhension qui se laisse sentir. Les retrouvailles seront elles à la hauteur du glorieux passé qui nous reste en tête? Est ce que la magie pourra fonctionner à nouveau? Tant de questions dont les réponses ne sont pas toujours évidentes à première vue et qui demandant parfois maintes réflexions.

Dans le cas de Tang, les retrouvailles sont évidemment teintés d’une glorieuse et chaleureuse sensation de bien être. Alors, bien entendu, ce ne sont pas des débutants. Mais pour ma part, depuis ce premier album, j’avais un peu perdu leur trace et c’est avec un grand plaisir que je les retrouve aujourd’hui avec ce troisième album non loin de la perfection. Et dire que certains viennent à penser qu’il n’y a rien de bien à écouter en France…

Il suffirait pourtant de leur faire écouter « Highway Encounter », puissant titre, frondeur, direct, efficace. La production fait claquer le morceau, tout y est impeccablement dosé et l’auditeur se trouve donc, irrémédiablement charmé. « Paint It Black » aurait pu référence avec qui vous savez mais ce n’est aucunement le cas. Ici le brut de la voix et des riffs fait contraste avec le cristallin d’autres guitares, le rythme est endiablé, la basse parfaitement placé dans le mix et le morceau, plein de nuances excellemment mises en avant. Rien à envier à personne donc!

Et puis il y a aussi des coups de poing du style de « In Loving Memories ». Ça démarre à 100 à l’heure et le temps de le dire, on est a 200 sans aucun soucis, un peu comme des ces voitures de compétitions ultra puissante qui transforment votre estomac en escargot tuberculeux à la moindre poussée d’accélération. Les roulements de « Hellisandur » capteront les derniers récalcitrants, et le chant pénétrant terminera le travail. « Lost In Prayers » est un des petits sommets du disque, avant le doublé final . Celui ci commence tout en douceur pour gagner en tension avant de finir en apothéose. « Life Of Shooting Stars » terminé, c’est l’instrumental « Roses Out Of Chaos » qui clôt l’album de belle manière, et même de très belle manière! Quasiment 6 minutes de pur bonheur, résumant à elles seules l’album dans toute sa splendeur.

Splendeur, c’est le mot, oui! Explosif comme de la dynamite, addictif comme une drogue, brillant comme du diamant, ce troisième album est tout bonnement excellentissime. On pourrait chercher des défauts, mais non, on ne le fera pas, fidèle à cette idée simple qui consiste à penser que si le plaisir est la, il est hors de question de le renier. Faites vous une faveur en ces temps de crises, faites vous plaisir en soutenant un superbe groupe et achetez cet album! Vous m’en direz des nouvelles!

contact us